Baby Using Computer

Une étude conduite par l’Advertising Standards Authority (ASA), organisme chargé de contrôler les publicités sur le web au Royaume-Uni, a montré que la plupart des enfants connectés mentaient sur leur âge, se faisant passer pour plus vieux. Problème : se vieillir sur Internet entraînerait une exposition des enfants à des contenus inappropriés… et destinés aux adultes.

 

83 %, c’est le pourcentage d’enfants entre 11 et 15 ans déclarant mentir sur leur âge en surfant sur le web. L’étude menée par l’ASA fin juillet a également révélé que sur ces 83 %, près de 40 % des enfants déclarent avoir plus de 18 ans : l’un d’eux a même prétendu en avoir 88 ! Des chiffres préoccupants, quand on sait que les publicités (« ads » en anglais) sur Internet sont ciblées en fonction de l’âge des utilisateurs.

Les mineurs, cibles involontaires des annonceurs

Objectif de l’étude : vérifier quel type d’annonces étaient vues par les jeunes sur Internet, et si les entreprises respectaient bien les règles de l’ASA en vigueur au Royaume-Uni concernant la publicité sur le web. Les publicités vues par nos têtes blondes dépendent des informations qu’ils tapent dans les moteurs de recherche : surprise, les enfants eux-mêmes disent ne pas avoir en dessous de 18 ans ! Un véritable problème pour l’ASA, qui déplore de ce fait l’exposition des enfants à des publicités pour des jeux d’argent, de l’alcool ou encore des sites de rencontre.

Facebook dans le viseur des autorités

Sur les 427 publicités visionnées par les enfants ayant participé à l’étude, près de 385 l’ont été sur le célèbre réseau social, suivi ensuite par Youtube, Stardoll et Spotify. Et sur ces 385, 24 annonces étaient inadaptées à un public jeune. « Nous nous pencherons sur ce problème en partenariat avec les entreprises de réseaux sociaux », explique Guy Parker, directeur de l’ASA.  Nul doute que les règles en matière de publicité sur les réseaux sociaux au Royaume-Uni ne manqueront pas de se durcir, même si la meilleure arme contre des contenus inappropriés sur Internet reste évidemment la prévention.

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