Grandfather

Entretenir de bonnes relations avec ses grands-parents ferait baisser le risque de dépression. C’est du moins les résultats d’une récente étude américaine. Explications.

« Plus le soutien affectif entre grands-parents et petits-enfants est présent, plus les bénéfices sur la santé psychique des uns et des autres seront importants », a déclaré Sara Moorman, chercheuse au département de sociologie au Boston College, aux Etats-Unis. Avec son collègue Jeffrey Stokes, ils ont mis en évidence une nette diminution des symptômes dépressifs au fil des générations lorsqu’il existe une entraide mutuelle : de quoi relancer les débats sur les enjeux des relations intergénérationnelles.

Maintenir les liens dans la durée

Les chercheurs américains se sont basés sur l’Etude longitudinale des générations, un recueil de données effectuées sur plusieurs générations de familles américaines entre 1985 et 2004. Ils ont évalué la présence de symptômes dépressifs sur près de 376 grands-parents et 340 petits-enfants, âgés en moyenne de 77 et 31 ans, afin de montrer l’importance des bénéfices apportés par le soutien affectif entre les générations au fil du temps. Ainsi, les sujets montrant le moins de signes de dépression sont ceux qui ont su maintenir les liens avec leur entourage au fil des années.

Donner plus important que recevoir

Le bonheur des nos aînés ne résiderait pas (seulement) dans le fait que leurs petits-enfants prennent soin d’eux : l’étude a également montré l’importance de se sentir indépendant et utile pour les grands-parents, même s’il s’agit uniquement d’accompagner les jeunes dans de petits déplacements ou de contribuer aux tâches ménagères. La résultats l’ont d’ailleurs prouvé : les grands-parents présentant le moins de symptômes dépressifs sont ceux qui ont eu l’occasion de se rendre utile et de rester autonome, contrairement à ceux qui n’ont fait « que » recevoir de l’aide de leurs petits-enfants.

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