Bébé parfait

On n’arrête plus le progrès scientifique. Récemment, le premier bébé « génétiquement parfait » est né aux États-Unis. Il a vu le jour grâce à une nouvelle technologie de fécondation in vitro (FIV).

Il s’appelle Connor Lévy et c’est un bébé de 2 mois en parfaite santé. Né à Philadelphie en mai dernier, il a bénéficié des derniers progrès de la génétique pour devenir le premier bébé aux gènes « parfaits ». Ses parents l’ont choisi parmi plusieurs embryons pour une FIV.

Une technologie de séquençage du génome

Souhaitant un enfant mais devant avoir recours à une FIV pour cela, les parents du petit Connor ont fait appel à des chercheurs de l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni, pour examiner 13 embryons possibles. Parmi ceux-ci, seuls 3 possédaient un nombre correct de chromosomes. L’un d’eux a donc été implanté dans l’utérus de la future mère. Cette technique révolutionnaire de dépistage génétique est très prometteuse pour les chercheurs britanniques. En effet, en à peine 24 heures, les génomes de plusieurs embryons sont analysés, permettant ainsi de sélectionner ceux en meilleure santé.

Une révolution à double tranchant

Cette nouvelle technologie génétique apparaît comme une révolution pour les parents ayant recours à une FIV. En effet, le taux d’échec de ces fécondations est très élevé, avec environ 80 % de fausses couches, notamment à cause d’anomalies chromosomiques. De plus, l’échec est un choc psychologique difficilement surmontable. Enfin, une FIV coûte cher (de 3000 à 4000€ en France), empêchant ainsi certains couples de réessayer en cas d’échec. Avec un coût inférieur de 33 % et un taux de grossesses menées à terme augmenté de 50 %, la technique britannique est une avancée pour ces couples. Mais cette révolution pourrait s’avérer dangereuse. Les chercheurs britanniques n’ont sélectionné le bébé qu’en fonction des anomalies chromosomiques. Mais techniquement, tout peut être choisi : couleur des yeux, taille, faiblesse envers certaines maladies… Le risque serait alors de tomber dans l’eugénisme, évidemment interdit.

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