Adoption

Peut importe l’orientation sexuelle de ses parents, un enfant adopté a surtout besoin d’harmonie et d’entente dans la répartition des tâches, pour se développer correctement.

L’idée avait été très utilisée en France lors du débat sur le mariage pour tous au printemps 2013 : il n’y a aucune raison qu’un enfant adopté par un couple homosexuel se développe moins bien qu’un enfant issu d’hétérosexuels, ce qui compte c’est l’amour qu’on lui prodigue. Une étude américaine, de l’Université du Massachusetts, parue dans la revue Child Development, permet de prouver scientifiquement cet argument.

Une étude réalisée au plus près des familles

Pour mener à bien leur expérience, les chercheurs responsables de l’étude se sont intéressés à 104 familles volontaires : 25 couples lesbiens, 29 couples gays et 50 familles hétérosexuelles. Ces familles ont toutes adopté un enfant dès sa naissance ou juste après. Durant la troisième année de vie des enfants, des tests ont été effectués quant leur développement, des cessions de jeux avec les parents ont été filmées et ces derniers ont été questionnés à propos de la répartition des tâches concernant l’enfant.

Homme ou femme, peu importe

Les conclusions sont résumées par Rachel Farr, en charge de l’étude : « Alors que la division réelle des taches et des soins à l’enfant n’a pas d’effets sur son développement de l’enfant, ce sont les parents qui sont les plus satisfaits de leur organisation commune qui ont les enfants avec le moins de problèmes de comportement ». Autrement dit, peu importe que ce soit un homme ou une femme qui change ses couches, le berce, joue avec lui… L’enfant a un développement correct quand il évolue dans un environnement où règne l’harmonie, l’entente entre ses parents. L’important pour lui n’est pas que ses parents soient gays, lesbiens ou hétérosexuels, mais qu’ils soient soudés, se soutiennent mutuellement et se répartissent les soins et activités de l’enfant sans rechigner.

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