Epilepsie

 

Buccolam, c’est le nom du médicament que les pédiatres auront désormais le droit de prescrire aux enfants atteints d’épilepsie. Ce remède promet d’être une révolution dans la prise en charge des crises soudaines et prolongées grâce à un mode d’administration facile, qui permet aux parents de faire face aux situations d’urgence comme dans les lieux publics, par exemple.

Cette nouvelle molécule qui permet enfin de mieux traiter les crises d’épilepsie des jeunes, c’est le midazolam. À l’origine destinée aux adultes, les pédiatres peuvent désormais depuis son Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en février 2012 la prescrire à leurs jeunes patients par voie parajugale (entre la joue et la gencive). Ce traitement remplacera le remède traditionnel de l’injection de diazépam par voie rectale, qui constituait un véritable obstacle au respect de l’intimité des enfants quand les crises survenaient dans les lieux publics. Tout en gardant, bien sûr, la même efficacité.

Une administration simplifiée pour éviter le surdosage… et le stress

 Les bienfaits du Buccolam ne s’arrêtent pas là : présenté sous forme de seringues préremplies en fonction de l’âge de l’enfant, le parent soignant ne doit plus délivrer lui-même la juste dose de médicament à l’enfant, au risque d’être trop approximatif. Une vraie bonne idée qui permet de ne pas ajouter l’angoisse et la culpabilité de mal administrer le produit, quand il faut déjà faire face à l’imprévisibilité de la crise.

La procédure PUMA, une avancée pour la pédiatrie

 Le traitement par midazolam fait figure de pionnier dans le monde de la pédiatrie : mis en place grâce à la procédure PUMA (« Pediatric Use Marketing Autorisation »), qui a vu le jour en 2007, il permet aux enfants épileptiques de bénéficier des propriétés de guérison d’une molécule active destinée au départ aux adultes. Une avancée qui, selon les scientifiques, offrira aux enfants la possibilité de bénéficier de traitements de plus en plus efficaces.

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