Réforme congé parental

Un projet visant à réformer le congé parental était présenté aujourd’hui à l’Assemblée Nationale. Au cœur de ce texte, la volonté d’équilibrer la répartition entre pères et mères.

Dans un mouvement d’égalité et de parité, le gouvernement a décidé de réformer le congé parental pour inciter les pères à prendre quelques mois pour s’occuper de leur nouveau-né et soulager ainsi la mère.

Un texte tourné vers la parité

Actuellement, le congé parental peut durer au maximum trois ans et peut être pris par les parents à tout moment durant les trois premières années de l’enfant. Sur cette période, le revenu reversé est de 573€ par mois. Or, il apparaît que 97 % des personnes qui prennent un congé parental sont des femmes. Le gouvernement souhaite rééquilibrer cette partition. Ainsi, la durée maximale de trois ans ne sera valable que si le père prend au moins six mois. Sinon, elle sera de deux ans et demi. De quoi inciter un peu plus les pères à partir en congé.

Un progrès indissociable d’une contrainte

La plupart des associations féministes se réjouissent de ce texte. En effet, il permettra de soulager un peu la mère et de lui éviter de passer trois années complètes hors du monde du travail. La réforme donne également une place plus importante au père dans le développement de l’enfance. Cependant, d’autres associations émettent quelques critiques. La Directrice Générale de l’Union Nationale des Associations Familiales, interrogée sur France Info, parle ainsi d’une « réforme brutale » qui ne marche pas sur l’incitation mais sur la « contrainte ». Elle pointe du doigt une faille : les couples dont le père ne pourra pas prendre le congé parental risquent d’avoir beaucoup de difficultés pour gérer les 6 mois de battement. Le débat est lancé…

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