Allergie

Les experts internationaux viennent de se réunir à Milan, en Italie pour faire le point sur les allergies alimentaires. Conclusion ? Un quart des enfants sont aujourd’hui concernés. Un constat inquiétant.

 En dix ans le nombre des admissions pour anaphylaxie, réaction allergique sévère et rapide, a considérablement augmenté. Plus de 17 millions d’Européens souffrent d’une allergie alimentaire. Lors du congrès, les scientifiques mondiaux ont réclamé un investissement dans la recherche.

Des chiffres inquiétant

La prévalence de ces allergies dans certains pays mérite qu’on s’y attarde. Les données collectées au cours des dernières années montrent qu’en Grande-Bretagne et aux États-Unis, les admissions se sont multipliées par sept. La France, mauvaise élève, est la plus touchée des pays Européens avec 3,5 % de la population concernée. Suivie par le Royaume-Uni 2 % et le Danemark 1,6 %. Les allergies alimentaires ne provoquent pas toujours de réactions gravissimes. Parfois, les manifestations se limitent à de l’urticaire, un écoulement nasal ou encore à de la diarrhée.

Des recommandations nécessaires

Les spécialistes préconisent un allaitement maternel exclusif, au moins jusqu’aux 4 voire 6 mois de l’enfant, pour prévenir l’apparition d’une allergie alimentaire. Lorsque les enfants sont soumis à d’importants risques, il est préférable d’utiliser des laits hypoallergéniques (quand la mère ne peut allaiter). Reste que les dés seraient en partie jetés avant la naissance : des facteurs environnementaux prénataux pourraient provoquer une prédisposition aux allergies alimentaire. Finalement, cette infection est « multifactorielle », a analysé la pédiatre Antonelle Muraro. La propagation des allergies peut également s’expliquer par notre nouveau mode de vie (des mères qui fument de plus en plus, un manque d’antioxydants dans l’alimentation, etc.)

Un secteur en berne

Toutefois, si l’augmentation des allergies suscite aujourd’hui une prise de conscience réelle du monde médical, le manque de moyen est ce qui est le plus mis en cause par l’Académie Européenne d’Allergie et d’Immunologie Clinique. La médecine manque « cruellement d’allergologues », remarque Antonella Muraro. En France, cette filière n’est pas une spécialité. Elle n’est donc pas valorisée et reste très peu attractive pour les jeunes.

Retrouvez l’ensemble de nos articles, ici

27/06/2013

Publicités