crèche4
En marge de l’annonce de l’abaissement du quotient familial, le gouvernement à énoncer le souhait de créer 275 000 nouvelles places d’accueil pour les enfants de moins de trois ans. En crèches, chez les assistantes maternelles, à l’école. Comment le gouvernement va-t-il organiser sa réforme ? Éléments de réponse.

Ce n’est un secret pour aucun parent, les places d’accueil de la petite enfance sont rares. Avec un déficit évalué à plus de 350 000 places, la France fait face à un taux de natalité parmi les plus élevés d’Europe, qui risque d’aggraver le problème. Aujourd’hui, seule une famille sur dix obtient son mode de garde favori : la crèche. Et ce sont les mères qui en pâtissent le plus. Un tiers de celles qui arrêtent de travailler pour s’occuper de leur enfant ne l’ont pas choisi.

100 000 places en crèches

Le constat dans les crèches est le plus accablant. C’est pourtant là que les associations de parents réclament le plus de places. Mais c’est aussi le mode de garde le plus coûteux pour l’État : 14 000 € par enfant et par an. Le gouvernement souhaite y créer 100 000 places supplémentaires d’ici 2017. Première difficulté : pour y parvenir, il devra mobiliser les communes qui supporteront la plus grande partie des finances et organiseront le fonctionnement des centres d’accueil collectif. Deuxième difficulté : il existe de fortes disparités entre départements. Certains ne disposent que de 8,8 places pour 100 enfants. D’autres, 80 places pour 100 enfants. C’est pourquoi l’État, dans un rôle de « coordinateur », devra cibler des « territoires prioritaires » et des catégories de population pour assurer une mixité sociale.

100 000 places chez les assistantes maternelles

L’accueil chez les assistantes maternelles est aujourd’hui le premier mode de garde des petits français avec 28 places en moyenne nationale pour 100 enfants. Le gouvernement souhaite, là encore, augmenter le nombre de places disponibles de 100 000. Il sera pourtant difficile pour lui d’agir dans ce domaine. Les assistantes maternelles sont en effet indépendantes et décident donc seules du nombre d’enfants qu’elles veulent accueillir et de leur localisation. Actuellement, elles sont autorisées à garder 4 enfants simultanément. Pour arriver à l’objectif fixé, le ministère de la famille veut d’abord revaloriser la profession en améliorant la formation. Ensuite, soutenir financièrement les « relais assistantes maternelles », ces lieux de rencontre et d’échange entre parents et professionnels de la petite enfance.

75 000 places en école maternelle

Pour le gouvernement, la préscolarisation est un atout pour lutter contre l’échec scolaire et les inégalités. Mais c’est surtout un moyen de favoriser l’accueil des enfants de moins de trois ans et de « libérer » des places en crèches. Le nombre de très jeunes élèves devrait augmenter de 75 000 dans les écoles maternelles. Principalement dans les zones d’éducation prioritaires, là où la préscolarisation est la plus efficace.

Retrouvez l ‘ensemble de nos articles sur notre blog, ici.

Publicités