VacancesUn sondage publié lors du congrès de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep) révèle que deux parents sur trois sont favorables à une réduction des vacances estivales. Et que 71 % d’entre eux sont attachés au devoir à la maison pour leurs enfants. Des chiffres qui surprennent même la présidente de la Peep, Valérie Marty.

Sur les 5 781 parents d’élèves interrogés pour ce sondage, 43 % souhaitent des vacances d’été réduites de deux semaines. Le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, préconise déjà de ramener ces congés à 6 semaines, réparties en deux zones. Elles sont actuellement de huit semaines dans toute la France. 18 % des parents voudraient les abaisser entre trois et cinq semaines.

Réduction des grandes vacances

« Je suis très surprise que les parents se prononcent favorablement à une réduction des vacances d’été au-delà de 15 jours », a commenté Valérie Marty, fraîchement réélue à la tête de la Peep, fédération regroupant 220 000 familles adhérentes. « On avait l’habitude de les voir accepter une réduction d’une ou deux semaines pour des raisons d’organisation », a-t-elle précisé. Cette fois, les parents veulent moins de vacances pour « renforcer les connaissances » de leurs enfants. Mais souhaitent respecter l’équilibre conseillé par les chronobiologistes : 7 semaines de classe/2 semaines de vacances.

Conservation des devoirs à la maison

Les devoirs à la maison faisaient également l’objet de ce sondage. Et là encore c’est une « surprise ». Car si « l’attachement des devoirs à la maison n’est pas neuf, selon Valérie Marty, je ne m’attendais pas à ce qu’ils (les parents) soient aussi nombreux à le souhaiter. » Ils sont en effet 71 % à estimer que les « devoirs sont importants » et 60 % veulent qu’ils se fassent à la maison, et non à l’école. Les devoirs à la maison sont censés ne plus exister depuis 1956 du fait qu’ils sont jugés inefficaces par certains et injustes pour les familles défavorisées. Mais dans les faits, ils se pratiquent toujours.

Scepticisme sur les rythmes scolaires

Enfin, Valérie Marty a rappelé que les parents ne comprenaient toujours pas en quoi la réforme des rythmes scolaires instaurant la semaine de 4,5 jours va aider les apprentissages. « L’enfant va passer le même temps à l’école et on lui rajoute une demi-journée. » Dans le sondage, 64 % des personnes interrogées disent que la réforme « ne permet pas un meilleur apprentissage » et 75 % qu’elle « ne permet pas une meilleure gestion de la fatigue. » Le bras de fer avec les parents d’élèves n’est donc pas encore gagné pour le gouvernement.

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