Alcool grossesse

Une faible consommation d’alcool pendant la grossesse ne serait pas néfaste pour la santé du futur bébé. C’est la conclusion générale d‘une étude troublante de l’Unité de recherche épidémiologique en santé périnatale et santé des femmes et des enfants à l’Inserm. Cette étude s’intitule «Consommation d’alcool pendant la grossesse et santé périnatale en France 2010».

 Publiée dans le « bulletin épidémiologique hebdomadaire » (BEH), l’enquête porte sur le lien entre la consommation de boisson alcoolisée pendant la grossesse et le risque de naissance d’enfants prématurés et d’enfants de poids trop faible pour leur âge gestationnel. Pour cela, 13000 femmes en France métropolitaine ont été interrogées sur leur consommation d’alcool pendant la grossesse.

 L’ «alcoolisme maternelle»

 Une abstinence totale d‘alcool est prescrite par les médecins pour les femmes enceintes.  Le syndrome d’alcoolisation foetale est la première cause non génétique de handicap mental qui se caracatérise par un retard de croissance pré ou post-natal, des anomalies faciales et des dysfonctionnnements du sytème nerveux associés à des retards mentaux. Ce syndrome se retrouve chez les bébés de mère alcoolique, mais qu‘en est-il des bébés dont les mères consomment de l’alcool à faible dose?

 Consommation des femmes enceintes

 Les premiers résultats de l’étude dévoilent que 23% des femmes consomment des boissons alcoolisées pendant la grossesse, mais que cette consommation reste faible. Parmi elles, 2% en consomme plus d’une fois par mois, 17% une fois par mois ou moins souvent et pour 3% elles déclarent en avoir consommé mais seulement avant de se savoir enceinte. Chez les femmes consommatrices, 20% d’entre elles boivent seulement un verre et 7% boivent deux verres ou plus au cours d’une journée. Pour la consommation de trois verres par jour, elles sont peu nombreuses, et parmi elles pour 3% cela se reproduit moins de deux fois par mois et pour 0,3% c‘est une fois par mois ou plus souvent.

 Quelques verres seraient sans danger ?

 Pas d’impact négatif pour ce type de consommation. Les auteurs « ne mettent pas en évidence d’excès de risque de prématurité en lien avec la consommation de boissons alcoolisés», seulement une légère hausse pour le femmes qui déclarent boire deux verres ou plus. Par contre, pour les grandes consommatrices, le taux d’hypotrophie (poids du bébé inférieur à la normale) est un peu plus élevé.

La réelle question est de connaître la quantité acceptable de consommation sans mettre en danger la santé de l’enfant. Impossible de répondre. Les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas d’établir un seuil fixe. Les auteures précisent qu’il ne faut pas «banaliser la consommation d’alcool, même modérée, mais sans non plus dramatiser les conséquences».

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