RGO

La régurgitation est un problème fréquent chez le nourrisson. Selon les spécialistes le Régurgitation Gastro-Oesophagien (RGO) ne serait pas une maladie pour la moitié d’entre eux. Donc un bébé sur deux est soigné pour rien.

Les experts de la société Américaine de pédiatrie confirment que trop de RGO physiologiques sont traités à tord avec des médicaments. 80% des prescriptions sont injustifiées. Seuls les enfants souffrants d’un véritable RGO pathologique devraient se voir prescrire un traitement. Ce constat appuis les recommandations déjà en vigueur en Europe depuis 2009.

Des formes de RGO bien distinctes

Lorsqu’un enfant régurgite il ne souffre pas forcément de RGO. Il existe une différence entre le RGO physiologique et le RGO pathologique. Le premier est une manifestation normale liée au système digestif immature du bébé entrainant des régurgitations indolores et inodores juste après le biberon au moment du rot. Le second se caractérise par des rots plus tardifs et plus douloureux pour le bébé car des complications tel que l’œsophage gonflé  ou irrité sont associés. Mais à deux formes de RGO, s’impose deux traitements différents.

Une surmédicalisation du RGO

Et pourtant, en France 97% des enfants diagnostiqués prennent au moins un médicament. Chaque parent soucieux de l’état de son enfant s’est laissé prendre au jeu des traitements. Mais leur efficacité n’est pas prouvée. Parfois, un accompagnement parental, quelques conseils hygiéno-diététique (manger plus lentement) et de puériculture (moins serrer les couches) suffisent pour soulager l’enfant. Le meilleur remède étant encore, pour les parents, d’avoir de la patience, puisque 85% des reflux disparaissent spontanément au moment de la marche.

Une responsabilité partagée

Même si les médecins ont une tendance à prescrire des médicaments à outrance, les parents ont leur part de responsabilité. Démunis face à la douleur de leur enfant, ils cherchent à tout prix des solutions rapides pour soulager leur bébé repartant de chez le médecin avec une ordonnance. Evidemment, les traitements prescrits à tord ne sont pas des dangers de santé publique, mais « ça ne sert à rien » affirme le Pr Frédéric Gottrand. Et c’est une dépense supplémentaire à l’assurance maladie.

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