Pilule

Face à une prise de conscience du nombre de grossesses non désirées, la haute autorité de Santé propose une prescription de la pilule du lendemain, par avance et « au cas par cas ».

En France, une grossesse sur trois est non prévue et la moitié conduit à une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Pour réduire ce chiffre, la Haute autorité de santé recommande d’avoir à disposition chez soi, pour certaines femmes, la pilule du lendemain.

Une prescription par avance

En libre-service dans les pharmacies sans prescription et gratuite pour les mineurs, la pilule du lendemain est une contraception de « rattrapage » pour les femmes. Bien utile, mais encore mal connus. La prise doit se faire dans les 3 à 5 jours qui suivent le rapport sexuel mal ou pas protégé. Plus sa prise a lieu rapidement après l’acte sexuel, plus elle est efficace mais pas à 100 %. C’est pourquoi, elle pourrait être prescrite à l’avance pour des femmes ayant des difficultés d’accès à ce type de contraceptif.

De rares bénéficiaires

Cette prescription ne doit pas être systématique, l’efficacité d’une telle disposition n’étant pas encore prouvée. Une prescription personnalisée soumise à certaines conditions est préconisée. Les femmes ayant des difficultés d’accès à la pharmacie, ou des difficultés financières. Mais aussi les femmes voyageant à l’étranger, ou utilisant des moyens contraceptifs moins efficaces comme le préservatif. Aujourd’hui, 1 femme sur 4 en âge de procréer a déjà utilisé la pilule du lendemain au cours de sa vie, mais son utilisation est la plus importante chez les 15-19 ans.

Retrouvez l’ensemble de nos articles sur notre blog, ici

Publicités