PMA GPA

Les universités de Cambridge, Amsterdam, et de Paris Ouest Nanterre la Défense ainsi que le CNRS vont entreprendre une étude intitulée « Familles-PMA » jusqu’à fin 2015. L’objectif étant de connaître les effets sur le développement des enfants de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et de la Gestation Pour Autrui (GPA) dans les familles hétéroparentales et homoparentales.

L’étude menée en France par Martine Gross sociologue et Olivier Vecho, maître de conférence en psychologie, aux Pays-Bas par Henry Bos et au Royaume-Uni par Susan Golombok et Mickael Lamb, réunit des spécialistes en sciences sociales qui s’intéressent aux familles homoparentales et hétéroparentales ayant recours aux techniques de la PMA et de la GPA.

La question sous-jacente à l’étude concerne la place de chaque parent auprès d’enfants, dont certains auront des parents de sexes opposés et d’autres, dans une situation moins courante, deux parents de même sexe.

Objectifs de l’étude

Les finalités de cette étude sont triples. D’abord, il s’agit d’augmenter les connaissances sur le développement de l’enfant et les relations au sein de la famille. Ensuite, il convient d’élargir la compréhension du grand public et des professionnels de santé de l’enfance et de la famille sur ces questions. Enfin, les chercheurs tenteront de porter des éléments scientifiques pour l’élaboration des politiques familiales en débat dans plusieurs pays européens.

Pour réaliser ce projet, les chercheurs s’appuient sur trois types de familles : des couples lesbiens avec un projet de PMA, des couples gays avec un projet de GPA et des couples hétérosexuels avec un projet de GPA.

Observations dans la vie quotidienne

La méthode mise en œuvre repose sur une observation directe des familles et de leur enfant. La première étape, aux 4 mois de l’enfant, s’intéressera aux interactions enfant/parents dans des situations de vie quotidienne (repas, moment de jeu). Durant la deuxième étape, aux 12 mois de l’enfant, il s’agira d’observer les enfants en laboratoire. « Mais il est vrai que la méthodologie ne permet pas toujours de saisir au plus près l’expérience quotidienne des familles et le développement social des enfants », explique Olivier Vecho.

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