IVG
Trente huit ans après sa dépénalisation, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) sera remboursée intégralement pour toutes les femmes qui y auront recours. La loi entrera en vigueur à partir du 31 mars. Cette date marque également la gratuité de la contraception pour les mineures.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 entrera en vigueur le 31 mars. Adoptée à la fin de l’année 2012, la législation prévoit notamment la prise en charge totale de l’IVG pour toutes les femmes. Le coût de telles interventions se situe entre 200 et 450€. Jusqu’ici, seules les jeunes filles mineures bénéficiaient du remboursement intégral. Les IVG de femmes majeures étaient remboursés entre 70% et 80% des frais.

Un « choix de santé publique »

Pour la ministre de la Santé, Marisol Touraine, le remboursement à 100% de l’IVG était un « choix de santé publique », jugeant que l’avortement n’était « jamais un acte anodin » pour une femme. En France, environ 200 000 interventions par an sont pratiquées selon l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), soit 14 avortements pour 1000 femmes de 15 à 49 ans. Un taux qui ne baisse pas depuis 1975. Le ministère de la Santé devra veiller à ce que l’IVG, malgré sa gratuité, ne se substitue pas à la contraception d’urgence, plus couramment appelée « pilule du lendemain ». Seulement une femme sur dix ayant eu recours à l’IVG utilise la contraception d’urgence. Un procédé délivré anonymement et gratuitement aux mineures, nécessitant un accès facile aux médecins en milieu scolaire.

Gratuité des moyens de contraception pour les mineures

La loi prévoit également le remboursement total pour les 15-18 ans des moyens de contraception actuellement restitués à hauteur de 65% par l’Assurance Maladie. Il s’agit des pilules de 1ère et 2ème génération, des stérilets et des implants contraceptifs. En revanche, les solutions contraceptives actuellement non remboursées (patch, anneau vaginale, cape cervicale, préservatifs et pilules de 3ème et 4ème génération) ne sont pas concernées par ce dispositif. L’objectif des  nouvelles mesures : prévenir et limiter les grossesses non désirées.

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