TOCS

Selon une étude publiée dans le Journal of Reproductive Medicine, 11 % des nouvelles mères feraient l’objet de troubles obsessionnels compulsifs. La période de post-partum en serait la principale cause.

Les jeunes mamans seraient-elles plus angoissées qu’il n’y paraît ? Selon une étude de l’Université Northwestern à Chicago, 11 % d’entre elles seraient sujettes à des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) durant la période post-partum (c’est-à-dire de l’accouchement au troisième mois environ) connue pour exposer les femmes au stress et à la fatigue. À l’origine de ces troubles : la phase de bouleversements hormonaux et physiques subis durant cette période.

Une étude concernant 461 femmes

Menée par des chercheurs américains, l’étude s’est basée sur un échantillon de 461 mères ayant accouché au mois de juin 2009. Toutes ont été interrogées deux semaines puis six mois après leur accouchement sur leur état physique et psychologique. Au programme : tests de dépistage de la dépression, de l’anxiété et des troubles obsessionnels compulsifs. Les scientifiques sont arrivés à ce chiffre de 11 % de mères sujettes à des TOC deux semaines après la naissance du bébé. Six mois plus tard, la moitié des participantes souffraient toujours de perturbations, et 5,4 % d’entre elles en avaient développé de nouvelles.

Des troubles passagers

Ces TOC, qui consistent à répéter plusieurs fois les mêmes gestes, concernent principalement la sécurité et l’hygiène du bébé. Les précédentes recherches estimaient les victimes des troubles à seulement 2 à 3 % des mamans. Pas de panique pour autant, ces perturbations disparaissent avec le temps. Au maximum six mois après l’accouchement. La consultation d’un médecin n’est conseillée qu’en cas de persistance du problème.

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