Naissances

Les Maisons de Naissance pourraient bientôt faire leur apparition en France. Le projet de loi de Muguette Dini, Sénatrice du Rhône, autorisant leur expérimentation doit être examiné au Sénat le 28 février. Une loi qui devrait permettre aux femmes d’accoucher de manière moins médicalisée.

Accoucher simplement, dans une salle avec un lit, parfois une baignoire, sans appareils médicaux. C’est le principe des Maisons de Naissance. Déjà présentes dans certains pays, ces structures ne sont pas autorisées en France, hormis quelques projets pilotes. Le Sénat examinera le 28 février le projet de loi de la Sénatrice du Rhône, Muguette Dini (voir photo). Celui-ci préconise l’autorisation de leur expérimentation sur notre territoire. « Il me paraît important de répondre à une demande forte, récurrente et justifiée de femmes de plus en plus nombreuses : celle de mener leur grossesse à terme, dans des conditions moins médicalisées, mais tout aussi sécurisées, que celles qui existent dans les maternités », explique Muguette Dini.

Un suivi global

Les maisons de naissance représenteraient ainsi une alternative à l’hospitalisation classique. Elles sont adaptées aux grossesses sans risques et confèrent à l’accouchement un côté plus familial, un peu semblable à l’accouchement à domicile. L’autre intérêt apprécié des futurs parents c’est la prise en charge de A à Z. « Les maisons de naissance sont des structures où les sages-femmes réalisent l’accompagnement global de leurs patientes, à savoir le suivi de la grossesse, l’accouchement et les suites de couches », ajoute la Sénatrice.

Des mesures de sécurité

Le texte s’il est accepté prévoit que le gouvernement pourra autoriser le fonctionnement des maisons de naissance pour une durée de 5 ans. Pas question pour autant d’autoriser tout et n’importe quoi. La Haute Autorité de Santé (HAS) établira un cahier des charges à respecter et les maisons de naissance devront recevoir l’autorisation des ministres de la santé et de la sécurité sociale. Qui plus est, ces maisons devront être attenantes aux maternités pour faciliter le transfert en cas de complications pendant l’accouchement.
La Sénatrice bénéficie déjà du soutien du Cngof (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français) qui le 5 décembre 2012 avait émis un avis favorable pour ce genre d’expérimentation.

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