Pollution

Les femmes enceintes exposées à la pollution de l’air et au gaz d’échappement auraient plus de chances d’avoir un enfant de faible poids à la naissance. Voilà  ce que révèle une étude internationale parue dans la revue américaine Environmental Health Perspectives.

L’étude, publiée dans la revue médicale Environmental Health Perspectives, est basée sur trois millions de naissances dans neuf pays et dans quatorze sites sur les cinq continents. La plupart des données ont été collectées entre le milieu des années 1990 et la fin de la décennie 2000.

« Quasiment tous exposés »

En analysant les données récoltées, les auteurs ont constaté que plus le taux de pollution dans l’air était élevé, plus les femmes enceintes feraient des bébé petits. Le Docteur Payam Dadvand, du Centre de recherche en épidémiologie mentale (CREAL) à Barcelone, co-auteur de cette recherche, rappelle qu’un poids inférieur à 2,5 kilos entraîne des risques accrus de maladies et de mortalités prénatales. Mais ce que révèle le Dr Tracey Woodruff, autre co-auteur, professeur de gynécologie à l’Université de Californie (Etats-Unis), est plus préoccupant : les niveaux de l’air qui posent problèmes « sont en fait ceux auxquels nous sommes quasiment tous exposés dans le monde. Ces particules microscopiques, qui sont en taille inférieure au dixième de l’épaisseur d’un cheveu humain, se trouvent dans l’air que nous respirons tous ».

700 µg /m3 à Pékin

Les particules polluantes en suspension dans l’air sont mesurées en microgrammes par mètre cube d’air. Dans l’UE, la limite est de 25 microgrammes/m3 (µg/m3) mais les agences de protection de l’environnement envisagent d’abaisser cette moyenne. Aux Etats-Unis, en revanche, la réglementation limite la concentration moyenne annuelle à 12 µg/m3 de particules. À titre de comparaison, à Pékin, une concentration de 700 µg/m3 de particules a récemment été mesurée. « De tels niveaux sont de toute évidence totalement intenables pour la santé publique mondiale », souligne Mark Nieuwenhuijsen, du CREAL à Barcelone, autre co-auteur de cette étude.

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