grossesse pere

Une étude norvégienne publiée le 7 janvier dans la revue Pedicatrics démontre que la santé mentale du futur père aurait un impact sur la santé mentale de son enfant à l’âge de 3 ans.

Cette enquête a étudié le comportement de 31 663 enfants norvégiens de leur naissance jusqu’à leurs 3 ans via des questionnaires donnés aux parents. L’étude a démontré que les pères qui avaient eu les plus forts taux de détresse psychologique au moment de la grossesse étaient également ceux dont les enfants, à l’âge de 3 ans, avaient le plus de problèmes de comportements, émotionnels ou cognitifs ainsi que des difficultés d’ordre social. Cette étude a tenu compte d’autres facteurs comme la santé mentale de la mère, le tabagisme et la consommation d’alcool.

Une étude qui lance le débat ?

De nombreuses études antérieures ont déjà assuré l’existence d’un lien entre la santé mentale de la mère et le comportement du futur enfant. Néanmoins, la place du père ainsi que sa santé mentale sont souvent mises de côté durant la grossesse. « La dépression chez les pères est un problème de santé publique négligé profondément », déclare le docteur Michaek Weitzman, professeur de pédiatrie et de psychiatrie à l’Université de New York, pour WebDM. Selon le Dr Anne Lise Kvalevaag, une des auteurs de l’étude, il n’y a pas de relation de cause à effet dans cette étude et tous les pères stressés n’auront pas des enfants avec des problèmes comportementaux. Mais selon le Dr Kvalevaag deux hypothèses peuvent expliquer ces résultats : le stress du futur père atteindrait la santé mentale de la mère ou celui-ci présenterait un risque génétique face aux problèmes comportementaux. Elle conclut en expliquant que « La santé mentale du père doit donc être abordée à la fois dans la recherche et dans la pratique clinique. »

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