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En 2007, l’association l’Arche de Zoé avait proposé à l’adoption des enfants du Darfour qu’elle présentait comme orphelin. Le procès s’est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Il devrait prendre fin le 12 décembre.

Les accusés comparaissent pour « exercice illicite de l’activité d’intermédiaire pour l’adoption », « aide au séjour irrégulier » et « escroquerie », au préjudice de 358 familles accueillantes. En 2007, l’association avait tenté de ramener du Darfour 103 enfants dans le but de les faire adopter en France.

Procès d’une honte humanitaire

Eric Breteau, président de l’association, et Emilie Lelouch, sa compagne, sont les principaux prévenus du procès de l’Arche de Zoé. S’ils ont décidé de ne pas être présent lors du procès, les faits qui leur sont reprochés sont des plus graves. Le but de ce procès est de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles le couple a décidé, en octobre 2007, d’embarquer 103 enfants tchadiens dans un avion en direction de la France. Ils avaient été  arrêtés à l’aéroport alors qu’ils s’apprêtaient à faire monter les enfants, couverts de faux pansements, dans l’avion. De plus, présentés comme étant des enfants du Darfour, les enfants étaient en fait principalement tchadiens. L’Unicef et la Croix Rouge avaient ensuite mené leur enquête: 85% des enfants embarqués n’étaient pas orphelins. Ils avaient à l’époque été condamnés à 8 ans de travaux forcés au Tchad, transformé en huit ans de prison en France avant d’être finalement graciés par le président tchadien. Avec ce procès, ils encourent des peines allant de un à dix ans de prison.

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