A l’occasion de la journée internationale de l’enfance, le 20 Novembre 2012, Marie Derein a remis son rapport à François Hollande. Appelé « Enfants et écrans : grandir dans le monde numérique », il souligne la nécessité de protéger la vie privée des enfants sur les réseaux sociaux. Elle s’engage en faveur d’un « droit à l’oubli ».

État des lieux

À l’adolescence, les jeunes n’ont pas conscience des dangers des réseaux sociaux. Malgré que ces derniers soient autorisés d’accès à partir de 13 ans, le rapport dénombre 64% des 11-13 ans comme ayant un profil Facebook. Embrigadés dans un monde virtuel où ils se créent une « appartenance », certains vont trop loin dans leur publication. Aujourd’hui, un mot ou une photo postés sur la toile ne peut être ensuite effacé. Un fait qui a provoqué le suicide d’adolescents, se sentant prisonniers de ces dérives virtuelles. Suite à de nombreuses études récentes sur le rapport des enfants à internet, l’alarme a été sonnée.

Un droit à l’oubli pour les mineurs

Au-delà du contrôle parental, il n’existe pas d’autre moyen d’exercer une surveillance des actions des enfants sur internet. Malgré cela, il est urgent de faire respecter leurs droits. S’il n’existe pas juridiquement en France, le droit à l’oubli protégerait les enfants sur internet. Un mécanisme simple : pouvoir faire disparaître d’internet les photos osées, les propos maladroits, les messages déplacés. Cette mesure, également préconisé par la Commission européenne dans sa dernière proposition de loi sur la vie privée, doit encore obtenir l’accord du gouvernement.

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