D’après une étude réalisée en Norvège, les femmes auraient besoin, en plus de leur congé maternité, d’un congé pathologique d’une moyenne de deux mois. La raison : le manque d’aménagement des horaires et des conditions de travail au sein de leurs entreprises.

Des congés justifiés

L’étude, publiée dans la revue BJOG, a été réalisée sur près de 3000 femmes enceintes en Norvège. Pour 75% de ces futures mamans, le congé pathologique serait en moyenne de deux mois. Les principales raisons sont bien entendu les nausées, la fatigue mais aussi les troubles du sommeil pour 35 % d’entres elles et les douleurs pelviennes pour 32 %. Mais la dépression et l’anxiété due à la conciliation d’une grossesse et d’un travail y sont aussi pour quelque chose : près de 3 % de ces femmes en font la raison de leur congé pathologique.

Le rôle des entreprises

En France, une femme peut bénéficier de deux semaines de congé pathologique. Quatorze jours attribués pour soulager la femme de ses maux de grossesse et pendant lesquels elle continue de percevoir ses indemnités journalières. En Norvège, 60 % de ces femmes ont bénéficié d’ajustements organisationnels au travail. Le bénéfice a été démontré : en moyenne, ces femmes ont pris une semaine de congé de moins que celle qui n’ont bénéficié d’aucun aménagement. Cette étude pourrait inciter les entreprises à trouver des aménagements pour la santé de leurs salariées et celle de leurs bébés et confirme le lien entre conditions de travail et durée des absences maladies durant la grossesse.

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