Sous pression, la cuisine du soir passe souvent aux oubliettes. Plats réchauffés, chargés en sucre, sel, et matières grasses se succèdent dans les assiettes de nos bambins, au risque d’entraîner un surpoids pour l’enfant. C’est en tout cas le résultat d’une étude américaine affirmant la corrélation entre stress, alimentation et surpoids.
Les plats mitonnés aux oubliettes

3,2, 1, courses, métro, cuisine, le compte à rebours est lancé. Cuisine vous avez dit cuisine ? Et oui, le repas du soir est un moment pour prendre le temps. Le problème ? Vous n’avez pas le temps, et puis vous êtes stressés. Alors le repas congelé et vite expédié fait souvent l’affaire. Pratique, mais au final, cet empressement génère du stress à la maison. « Le stress parental pourrait être un important facteur de risque pour l’obésité infantile et les comportements apparentés », a expliqué le Dr. Elizabeth Prout-Parks, spécialiste de la nutrition au Children’s Hospital of Philadelphia, qui a dirigé l’étude.

Vraiment pas le temps ?

Le recours au plat rapide favorise l’obésité de vos enfants. Plusieurs pistes évoquées dans l’étude décrivent le besoin de faire vite : une santé physique et mentale déséquilibrée, des problèmes d’argent et l’isolement. Des résultats déjà démontrés dans de précédentes recherches.  Contrairement aux idées reçues, les couches populaires ne sont pas les seules touchées. L’étude a été menée auprès d’une large tranche socio-ethnique. Différents niveaux de vie ( du revenu modéré au foyer aisé) et milieux d’origine, ont donc été pris en compte.
Conclusion : bien manger coûte du temps et de l’argent, pour tout le monde. Face au prix élevés des produits frais, les chercheurs ont proposé une alternative à la crise de l’obésité : faire davantage le choix de conserves ou légumes congelés, plutôt que d’alterner tous les soirs entre hamburgers et pizzas. Une autre solution ? Essayer de se poser, de prendre le temps de mieux faire.

Jamais trop tard

Les habitudes alimentaires ont une incidence sur le poids de votre enfant dès son plus jeune âge. Une étude s’est récemment emparée du sujet. Concentrée sur la formation du goût chez l’enfant, des chercheurs français** viennent de démontrer l’impact de l’environnement alimentaire sur l’équilibre social, physique et donc mental des enfants. Selon l’étude, la distinction des aliments et le développement du goût se jouerait avant deux ans. En grandissant, ces deux facteurs deviennent des automatismes et engagent le comportement alimentaire de l’enfant.  D’où la nécessité de prendre le temps de cuisiner, installer de bonnes habitudes alimentaires pour ne pas mettre sa santé en péril.

* Étude américaine menée auprès de 2119 parents et encadrants d’enfants âgés de 3 à 17 ans.

** Etude OPALINE réalisée depuis 2005 par le Centre des sciences du goût et de l’alimentation (INRA, CNRS et l’Université de Bourgogne ). Les résultats ont été rendu publique lors d’un colloque les 18 et 19 Octobre à Dijon.

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