Alerte ! Le téléphone portable sème la zizanie dans les familles ! C’est en tous cas ce que révèle une enquête de TNS SOFRES*.

Vous avez un message. Aujourd’hui, le téléphone portable, objet le plus convoité du 21ème siècle, retient notre attention. Dès 10 ans, les têtes blondes réclament déjà leur propre mobile, si les parents n’ont pas déjà fait le premier pas, histoire d’être joignable

6 parents sur 10 en conflit

« Mon fils de 12 ans est en 6ème, il se déplace tout seul, donc je veux pouvoir le joindre ou qu’il m’appelle s’il a un problème », confie Valérie.  C’est ainsi que justifient 75 % des parents qui achètent un portable à leur enfant : pouvoir joindre leur chérubin en pleine croissance. Gage d’autonomie, influence oblige, les parents n’ont pas vraiment le choix. Pour les enfants, c’est aussi l’occasion de rassurer « un peu » les parents et de gagner en liberté. Plus performant qu’un téléphone, qui ne sert qu’à téléphoner : les smartphones. Aujourd’hui 45 % des 10-15 ans possèdent ce petit objet technologique. Mais alors que  61 % des parents interrogés déclarent être à l’origine du premier achat, la même proportion d’entre eux accuse le portable d’être à l’origine de conflits récurrents.

Quand la dépendance s’installe

Selon l’étude, 27 % des parents se disent préoccupés par le comportement addictif de leur enfant. 39 % estiment que le jeune utilise souvent son téléphone au mauvais moment.  Au quotidien, les enfants écrivent, appellent, se connectent, écoutent. Si depuis Françoise Dolto, l’enfant est une personne, il n’est pas encore une grande personne. Il semble donc souhaitable d’éduquer l’enfant à une pratique raisonnable des outils de communication, comme l’explique Elizabeth Sahel, Responsable d’Action Innocence France :  « A 10 ans, 1/3 des enfants équipés d’un mobile ont un smartphone, et peuvent donc à tout moment avoir accès à Internet. Le rôle du parent ne se résume pas à l’achat de l’appareil ; il s’agit d’accompagner l’enfant dans son utilisation et d’instaurer le dialogue », explique Elizabeth Sahel, Responsable d’Action Innocence France.

Des règles à tenir

Poser un cadre est souvent nécessaire. Le tenir, encore plus. Alors que 25 % des parents interrogés disent avoir du mal à se faire entendre L’UNAF et Action Innocence proposent des actions concrètes afin d’optimiser et de sécuriser les usages de l’enfant :

–    Jouez la prévention ! Faire un contrat écrit avant l’achat du téléphone qui stipule toutes les règles à respecter (temps d’utilisation, possibilité de télécharger des applications etc…). Pour les plus jeunes, il peut être judicieux d’installer un contrôle parental sur le portable de l’enfant puisque ces derniers ont accès à Internet avec leur smartphone, et peuvent consulter des contenus inappropriés.
–    Responsabilisez vos ados ! Avec leur agent de poche, ou grâce aux petits boulots (babysitting), proposez-leur qu’ils financent eux-mêmes tout ou partie de leur forfait.
–    Soyez exemplaires ! Dire ce que l’on fait, c’est bien. Faire ce que l’on dit, c’est mieux. Par conséquent, si vous téléphonez au volant, pendant les repas ou que vous ne pouvez pas vous empêcher de décrocher votre téléphone alors que l’enfant récite sa leçon, ne comptez pas lui prodiguer les conseils d’une utilisation raisonnée !

* Enquête dirigée par l’union nationale des associations familiales (UNAF) et l’association Action Prudence. Réalisée sur un échantillon de 1000 parents d’enfants de 10 à 15 ans.

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