2500, c’est le nombre moyen de SMS envoyé par un adolescent, par mois. Un chiffre en constante augmentation, 23% de plus cette année, et une dépendance démontrée par les 83 textos quotidiens moyens.

Des textos mais pas d’appels

Ces trois derniers mois en France, 45,7 milliards de SMS (Short Message Service) ont été échangés, selon une étude de l’Arcep (Autorité de régulation des télécommunications) parue jeudi. Bien que les adultes s’y mettent de plus en plus, les adolescents restent les maitres incontestables en matière d’envoi de SMS. En effet, ce sont, chaque jour, pas moins de 80 textos qui sont envoyés, au détriment des appels téléphoniques, peu appréciés de nos ados. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 53% d’entre eux déclarent que leurs appels ne dépassent généralement pas les 4 minutes. Lorsqu’ils décrochent le téléphone, souvent pour répondre à leurs parents, ce n’est pas pour discuter ou tenir une conversation longue et sérieuse. Les SMS eux, sont courts et servent de message informatif « pour savoir où on se rejoint, à quelle heure, répondre à une question. Pas besoin de s’appeler pour ça, les textos c’est plus rapide » explique Victoria, 17 ans.

Un moyen de rester proches

Bien que les parents aient eu du mal avec le langage texto, ils commencent néanmoins à s’adapter, et à comprendre… « Je peux appeler 4 fois mes ados et rester sans réponse. Par contre les messages, ils y répondent immédiatement, et les tapent à une vitesse…», constate Véronique, mère d’un garçon de 15 ans et d’une fille de 19 ans. Quelques années auparavant le téléphone fixe de la maison était l’objet de toutes les convoitises. Mais aujourd’hui c’est chacun son téléphone, et ca ne se partage pas. Le texto devient donc le meilleur moyen de communication des jeunes, qu’ils s’envoient à longueurs de journée : blagues, petits mots… ils se sentent ainsi plus proches les uns des autres et plus libres de leurs pensées. Mais c’est aussi un moyen de vaincre la solitude, dont nos ados souffrent tant. Multiplier les échanges leur permet de fuir les conflits avec les parents, d’être tout le temps « connectés » et de pouvoir se confier sans cesse et sans tabou, car il est toujours plus facile de s’exprimer par écrit qu’oralement…

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