Alors que 140 000 jeunes abandonnent chaque année l’école sans aucun diplôme en poche, l’AFEV*, association qui mobilise des étudiants pour effectuer du soutien scolaire dans les quartiers populaires, se mobilise. A l’occasion de sa 5ème journée annuelle du refus de l’échec scolaire, le thème principal était le décrochage scolaire.

 Les classes de 3ème et seconde : premiers concernées

 La 3ème et la seconde constituent une période charnière de la vie d’un étudiant.  Elle seraient les classes plus propices au décrochage scolaire, selon une enquête de l’Afev publiée à l’occasion de la journée de refus de l’échec scolaire. Tout d’abord, elles correspondent à la fin de la scolarité obligatoire pour une partie des élèves approchant les 16 ans. Selon cette même enquête réalisée en mai et juin 2012 auprès de 186 jeunes interrogés par questionnaire, 32% ont commencé à cesser les cours régulièrement en seconde et 17% en troisième. La seconde, première étape après l’orientation, est aussi marquée d’une plus forte exigence que certains ne surmontent pas, faute de soutien ou d’aide d’orientation.

Un manque de confiance en soi

Si certains, avant de décrocher, étaient déjà peu intéressés par l’apprentissage scolaire, d’autres avouent un manque de confiance en eux. La moitié de ces jeunes disent qu’il leur a manqué, à l’école, une personne qui les motive, leur donne confiance et les guide au moment du choix de leur orientation. « La grande majo­rité des décro­cheurs se compte parmi les élèves de milieux popu­laires et plus pré­ci­sé­ment encore parmi les jeunes en filières pro­fes­sion­nelles qui n’ont pas choisi d’y être orien­tés », sou­ligne dans un com­mu­ni­qué l’Afev.. En classe de 3ème, 71% estiment avoir été mal conseillés et 59% estiment avoir subi cette orientation.

Diviser par deux le nombre de décrocheurs

Le ministre de l’Education Nationale Vincent Peillon s’est engagé à « diviser par deux » le nombre de décrocheurs, grâce à une meilleure formation des enseignants, des changement de pédagogie et une revalorisation des filières professionnelles trop souvent encore considérées comme étant destinés aux élèves médiocres. Selon le rapport « Regards » sur l’éducation, publié la semaine dernière par l’OCDE, les jeunes français de 15 à 19 ans seraient plus nombreux (71%) à être inactifs ou sans emplois que dans la moyenne de l’OCDE (57%).

* association de la fondation étudiante de la ville

 

Publicités