Pour évaluer la quantité de polluants présents dans nos écoles primaires, l’observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) mène une campagne de mesure sur 600 salles de classes.

Une sensibilité accrue à la pollution

Une première étude  de l’OQAI avait déjà été menée entre 2009 et 2011 sur 310 écoles et crèches et montrait que peu d’écoles dépassaient les normes. En revanche, l’indice de confinement était de 4 sur une échelle de 5 dans le quart des classes. Cette étude portait sur un nombre limité de polluants. Une étude de l’Inserm révélait la semaine dernière que la pollution dépassait les normes OMS dans 30% des cas sur 108 écoles primaires. Chez l’enfant, la sensibilité à la pollution est accrue et la tolérance affaiblie. Selon l’étude de l’Inserm « la mauvaise qualité de l’air intérieur pourrait à terme détériorer la santé allergique et respiratoire des enfants qui passent en moyenne 8h par jour à l’école. Il est donc important de maintenir une bonne qualité de l’air en classe ».

Les salles de classe passées au crible

L’OQAI démarre une campagne de mesure afin d’ « apporter des solutions adaptées à la prévention et au contrôle de cette pollution, en sensibilisant les professionnels mais aussi le grand public. » Beaucoup plus vaste, l’étude d’aujourd’hui se porte sur un nombre plus important de polluants : les composés organiques volatils, les poussières, les moisissures et les bactéries, etc.  Les enquêteurs de l’OQAI inspecteront en détail chaque salle de classe : le mobilier, les matériaux, la ventilation ainsi que les activités menées par les enseignants avec les enfants. Les résultats sont prévus pour 2015 après l’enquête de 300 écoles.

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