Une juge aux affaires familiales de Bayonne vient d’accorder l’autorité parentale à deux femmes pacsées, chacune sur l’enfant de l’autre. Une décision considérée comme une avancée par leur avocate, alors que le gouvernement s’apprête à légiférer sur l’homoparentalité.

Un pas de plus vers l’égalité

La juge a accordée, le 12 septembre, aux deux femmes qui vivent ensemble depuis une période non précisée, le droit parental sur l’enfant de l’autre. Le parquet a donné un avis favorable, le jugement devrait donc être considéré comme définitif d’ici un mois, dans le cas ou le parquet ne ferait pas appel de cette décision. Leur avocate a jugé celle-ci comme « un pas supplémentaire vers l’égalité entre différentes formes de familles ». Dans ses attendus, la juge considère la décision « conforme à l’intérêt des enfants » . Elle « viendra officialiser une situation de fait qui fonctionne déjà en pratique, de manière satisfaisante », a indiqué l’avocate Me Colette Capdevielle. Avant toute chose, cette dernière a voulu souligner que « les enfants paraissent épanouies au sein d’une famille ainsi constituée ».

Une « autre forme de famille »

Le même tribunal aux affaires familiales à Bayonne avait accordé, en novembre 2011, à une femme pacsée à une autre, l’autorité parentale conjointe sur les jumelles mises au monde par cette dernière. Cette décision de septembre va, « encore plus loin », car la juge reconnaît cette fois « l’existence d’une autre forme de famille », toujours selon l’avocate.

Un débat omniprésent

L’homoparentalité : un projet au cœur des débats ces dernières semaines. Si la jurisprudence s’adapte aux moeurs de la société quant aux désirs des homosexuels de fonder une famille,  certains s’interrogent sur posent la question du bien être de l’enfant dans ces nouvelles formes de famille. Mais, qu’en est-il réellement ? Pour le savoir, Le psychanalyste Jean-Pierre Winter* et le professeur de psychologie Benoit Schneider** confrontent leurs points de vue.

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