En Juin dernier, le ministre de l’éducation Vincent Peillon avait annoncé la création de 500 postes d’assistant formés, afin de prévenir la violence scolaire. Hier, il a annoncé la création «  dans quelques semaines », d’un observatoire de la violence scolaire au sein de son ministère. Une idée qui laisse sceptique certains syndicats…

Un observatoire qui existe déjà ?

L’objectif est clair : « mieux connaître les réalités », mais aussi « mettre en place un dispositif de prévention ».  En France, il existe déjà un Observatoire international de la violence à l’école, présidé par le Professeur Eric Debarbieux. Ce dernier ne dépend pas du ministère, a tenu a souligner Vincent Peillon, dont les déclarations interviennent après quatre agressions de personnels de l’Education Nationale depuis la rentrée. L’idée est de « créer une nouvelle entité », « le but n’est pas de savoir comment les enfants se tapent dessus, mais d’observer et chercher les solutions adéquates », a expliqué Eric Debarbieux, qui sera chargé de la diriger. Le but serait de voir comment transmettre la connaissance sur la violence à l’école dans l’action publique, au niveau national, académique et local. Le professeur, réputé dans le monde entier selon le ministre, présentera jeudi une enquête sur la violence scolaire à l’école primaire.

Une idée critiquée

Cette annonce n’a pas convaincu tous les syndicats d’enseignants. La secrétaire générale de la FSU (fédération syndicale unitaire), première fédération de l’éducation, Bernadette Groison, estime que cet observatoire « ne peut pas être la réponse unique » au phénomène de ces dernières semaines, soulignant que les tensions scolaires sont d’abord le reflet des tensions dans la société : «  ce n’est pas pour dédouaner l’école qui a une part de responsabilité, mais ne laissons pas penser qu’il y aurait le feu dans les écoles, ce qui n’est pas vrai ». La responsable de la FSU, elle, a cependant jugé « intéressante » la création de cette Observatoire car il faut permettre à l’éducation nationale « d’avoir connaissance des faits et d’avoir une expertise. Néanmoins, plusieurs syndicats d’enseignants ont relativisé ces faits, estimant que les quatre agressions de la semaine dernière ne témoignaient pas nécessairement d’une recrudescence de la violence en milieu scolaire.

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