Près d’un quart des ados de 11 à 15 ans s’estiment en embonpoint… C’est ce que révèle l’étude Health Behaviour in School-aged Children (HBSC), présentée cette semaine.

Des ados « plus satisfaits de leur corps »

Non, tous les ados ne sont pas des pestiférés affalés à longueur de journée dans leur canapé à se gaver de chips et de sodas ! Ils sembleraient même avoir gagné en sanité avec les années. Pourtant, malgré de meilleures habitudes alimentaires et une pratique sportive régulière, ils n’en demeureraient pas moins « plus satisfaits de leur corps ». Pour un poids acceptable, un quart des ados s’estimeraient en surpoids, d’après cette étude réalisée par Health Behavior in School-aged Children en 2010, menée par des chercheurs de l’Organisation Mondiale de la santé dans 40 pays.

2/3 des ados sont sportifs

En réalité, les ados seraient bien plus sains que nous le pensons. Heures passées devant son écran télévisé et pratique sportive seraient loin d’être incompatibles. Et pour preuve : d’après l’enquête menée par HBSC, 63,5% des collégiens pratiqueraient une activité physique régulière en dehors de l’école, soit une heure de pratique 3,6 jours par semaine. Conjointement, les messages sanitaires assénés depuis 2001 au bas des écrans publicitaires – via le Programme National Nutrition Santé – auraient été correctement assimilés par une bonne frange de jeunes. En 2010, 39% avaient déclaré consommer des fruits quotidiennement contre 31% en 2006. Concernant les légumes, leur proportion consommée quotidienne était de 45% contre 41% quatre ans auparavant.

Le diktat de la minceur en embuscade

Pour l’heure, si seuls 11% des jeunes interrogés sembleraient réellement en surpoids ou obèses, près du tiers d’entre eux en revanche suivraient un régime ou estimeraient en avoir besoin. En outre, ils seraient seulement 58% à considérer avoir le bon poids. Une perception négative, voire déformée de la réalité de son propre corps, qui serait essentiellement l’apanage des jeunes filles, en quête perpétuelle d’un idéal de minceur. 31% d’entre elles se trouveraient trop grosses pour 15,5% chez leurs homologues masculins. Une tendance qui tendraient d’ailleurs à s’accentuer avec l’âge. En cause notamment : le diktat de la minceur véhiculé dans les médias, incorporé à la puberté. A l’issue de cette période de transformations physiques profondes, le corps deviendrait ainsi l’objet de toutes les préoccupations, causant alors non acceptation de son propre corps et mauvaise estime de soi.

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