Des parents berlinois pourraient être condamnés pour avoir fait percer les oreilles de leur fille, victime d’un stress post-traumatique. La question de l’intégrité corporelle sera au cœur d’un procès qui s’ouvrira à Berlin vendredi. Ce débat intervient quelques semaines après la polémique sur la circoncision rituelle des enfants outre-Rhin

Des larmes de douleurs…

A l’est de la capitale, dans le quartier de Lichtenberg, des parents conduisent leur fillette de 3 ans, dans un salon de tatouage, pour lui faire percer les oreilles. Inquiets de voir leur enfant pleurer de douleur pendant l’intervention, ils l’amènent faire des examens qui révèlent un stress post-traumatique. Un diagnostic qui décide les parents à saisir la justice. Un choix qu’ils pourraient regretter : le juge en charge de l’affaire envisage de les punir pour avoir imposé un choix esthétique à leur fillette. Le délégué à la protection de l’enfance réfléchirait à un âge minimal pour le piercing des enfants. Néanmoins, les autorités allemandes restent très divisées sur le sujet.


La circoncision, déjà pointée du doigt

Cette affaire intervient quelques jours seulement après la condamnation de parents allemands, pour motif religieux, pour la circoncision de leur fils, jugée comme « blessure corporelle ». En effet, un enfant de 4 ans avait été admis aux urgences à la suite de saignements, dus à la circoncision par un médecin. Le tribunal de grande instance de Cologne avait alors estimé que « le droit d’un enfant à son intégrité physique prime sur le droit des enfants ». Une décision qui a révolté la communauté juive qui y voit une atteinte à la liberté religieuse.

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