Sans être forcément des geeks, les enfants et les adolescents sont des « accélérateurs » de la numérisation dans les foyers où ils vivent, selon une récente étude conjointe Médiamétrie/GfK menée sur 22 000 foyers.

On les savait très à l’aise sur internet, raison pour laquelle les enfants et ados d’aujourd’hui sont plus connectés à internet que la moyenne des foyers français. Nés après la « génération Y » (celle des années 80), ils surfent sans complexes sur le net, sans forcément se soucier des conséquences sur leur santé ou des dangers liés à l’usage d’internet.

2 foyers sur 3 ont accès à internet 

L’étude observe que « 15,3 millions de foyers ont un chef de famille âgé de 50 ans ou plus en France, ce qui représente plus de la moitié des foyers.  Près de 2 foyers sur 3 dont le chef de famille a 50 ans ou plus ont désormais accès à internet. La progression dans ces foyers est rapide: +10% en un an (contre 5% pour l’ensemble des foyers) et surtout +77% en 5 ans (contre 58% pour l’ensemble), est-il indiqué.

Les jeunes, « accélérateurs de connexion »

« Ce phénomène est très lié à leur situation familiale, notamment à la présence d’enfants et adolescents, “accélérateurs de connexion », soulignent GfK et Médiamétrie. En effet, la différence est flagrante : 95,7% des foyers dont le chef de famille a 50 ans et plus, et qui comptent au moins un enfant de moins de 15 ans, disposent d’un accès internet. Cette proportion descend à seulement 38% pour les plus de 50 ans vivant seuls dans leur foyer, indique l’étude.

Parents, soyez vigilants !

Si les enfants et les ados introduisent du « numérique » dans votre maison (ordinateurs, Smartphones, tablettes tactiles…), cela ne signifie pas pour autant qu’il faille abdiquer certaines règles. D’autant plus qu’une étude britannique a démontré que plus de deux heures par jour de télé ou d’ordinateur nuiraient à la santé psychologique de nos bambins, et que ce temps passé devant les écrans n’était pas compensable avec la pratique d’une activité physique. Donc, surfer (sur le net) ou courir, il faut choisir ! Pour mémoire, voici quelques règles de bon sens pour un internet sans risques rappelées par l’association Action Innocence :

– Installer un contrôle parental

– Dialoguer avec l’enfant pour savoir sur quel site il va, lesquels lui plaisent le plus

– Éviter de le laisser seul devant son écran

– Fixer des horaires à respecter

– Insister sur le fait que ce qui est sur le web n’est pas toujours vrai

– Lui dire de ne jamais donner ses nom,  âge, adresse ou numéro de téléphone

– L’inviter à parler des images choquantes qu’il a pu voir

– Insister sur le risque d’une rencontre avec un interlocuteur connu via Internet

 

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