Le président de la république, François Hollande, a reconnu hier la responsabilité de la France dans la rafle du Vél d’Hiv, comme l’avait fait Jacques Chirac en 1995. Cette rafle, survenue les 16 et 17 juillet 1942 a fait 13 000 victimes, dont 4000 enfants.

L’année 2012 marque le 70e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv, le Vélodrome d’Hiver dans le 15e arrondissement de Paris, dans lequel ont été entassés des milliers d’enfants juifs avant d’être déportés dans les camps de la mort. Si certains enfants ont réussi à échapper à la police en se cachant chez des voisins, tous n’ont pas eu cette chance.
Entre 1942 et 1944, 11 400 enfants dont 6 100 parisiens ont été déportés depuis la France jusqu’aux camps nazis. Seulement 200 d’entre eux sont revenus de camps.

Un devoir de mémoire

Quelques jours avant le discours du Président, le CSA révélait que 67% des 15-17 ans ne connaissaient pas l’existence de cet événement sombre. Si l’enseignement de l’extermination des Juifs et Tziganes par les nazis commence en CM2, il n’est approfondi réellement qu’en classe de première et terminale. Les parents quant à eux sont soit démunis de connaissance pour en parler à leurs enfants, soit ils ne veulent pas leur dévoiler l’horreur de ces crimes trop tôt. François Hollande a rappelé qu’il n’y aura « pas de mémoire perdue » et qu’il n’y aura « pas un établissement où ne puisse être enseignée » la Shoah.

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