Nos 10 solutions Zen pour un trajet serein en voiture...

C’est les vacances d’été ! Mais avant la détente sur les plages de sable fin, il faudra patienter de longues heures en voiture…  Problème : nos chères têtes blondes ne tiennent pas toujours en place ! Patricia Chalon* et Claudie Duhamel, psychologues, nous livrent 10 astuces pour détendre les parents et occuper les enfants sur la route des vacances…

1.    Avant le départ : misez sur le confort !

Pour ne pas finir bloqué dans les embouteillages, il vaut mieux prévoir son itinéraire et si possible, partir en dehors des heures de grands départs. La voiture est un petit espace, même si l’on possède un break familial. Il faut donc penser à ce que chacun ait son espace, pour ne pas se sentir étouffé. Prévoir également des stores pour le soleil et des coussins pour la tête des enfants.

2.    Pendant le voyage : optez pour les jeux !

Dans les jeux traditionnels, il y a l’incontournable « le premier qui trouve… » qui consiste à trouver en premier une voiture rouge, une voiture avec trois personnes à l’intérieur, etc. Un autre jeu très simple consiste à trouver un mot pour chaque lettre de l’alphabet. En plus d’occuper l’enfant,  cela lui permettra d’étoffer son vocabulaire. Le jeu du «ni oui ni non » est également un bon moyen de faire passer le temps.  Rire est un bon moyen de décompresser, alors n’hésitez pas à faire des blagues ou des charades, afin de détendre l’atmosphère.

3.    Toutes les 2 heures, une pause s’impose !

Privilégiez les aires d’autoroutes avec des jeux, où les enfants pourront se dépenser, évacuer les tensions, jouer à cache-cache ou à chat perché…Et puisque est l’une des activités préférées des Français en vacances est de se balader (selon un sondage réalisé en 2009), n’hésitez pas à marcher dans les espaces verts lorsqu’il y en a

4.    Parler aux enfants !

Expliquez-leur en détail ce qui les attend, même les choses évidentes (pourquoi partir à telle heure, quels paysages vont-ils rencontrer, etc). Le voyage est inquiétant pour les enfants et le fait de tout savoir les rassure et leur donne des repères.  Vous pouvez également demander leur avis sur le lieu de destination, en 2009 59% des parents en prenaient compte.

5.    Anticipez le voyage !

En prenant en compte tous les aléas et expliquer à l’enfant les problèmes qu’ils pourraient rencontrer. De cette façon, parents comme enfants ne paniquent pas en cas d’imprévu.

6.    Associez les enfants à la conduite !

Leur crier dessus lorsqu’ils sont bruyants ne sert pas à grand-chose. Il faut donc plutôt leur dire « aide moi à conduire correctement en restant calme » et les inviter à lire les panneaux. De cette façon ils se sentiront impliqués et ils canaliseront leur énergie pour aider leurs parents.

7.    Changez de place !

Les enfants se lassent rapidement, surtout les hyperactifs, qui peuvent donner des coups de pied dans le siège lorsqu’ils ne tiennent pas en place… Mettre en place une autre configuration (ex : faire passer un enfant devant s’il est en âge, changer les places entres frères et sœurs) permet de rompre la monotonie du voyage.

8.    Vert/Jaune/Rouge !

Utilisez la couleur des feux de circulation pour prévenir les enfants que votre patience a des limites ! En vert, tout roule ! En rouge, attentions les dégâts ! Il vaut mieux anticiper plutôt que d’atteindre un niveau élevé d’excitabilité et de participer soi-même à l’escalade émotionnelle. Vous pouvez également verbaliser vos attentes avant le trajet : « les enfants, on a 8 heures de voiture tous ensemble. Chacun doit y mettre du sien. Si tout le monde crie, je ne peux pas me concentrer pour conduire. Donc, si vous ne m’écoutez pas, on s’arrêtera sur le bord de la route le temps que vous vous calmiez. »  Attention, la conséquence doit être réaliste. Si l’enfant sent que vous ne ferez pas ce que vous dites, il tentera sa chance ! (ex : « si vous n’arrêtez pas de crier, on fait demi-tour », alors que vous êtes aux ¾ du trajet !).

9.    Quand est-ce qu’on arrive ?

L’une des questions les plus posées pendant un trajet ! A la dixième fois, il est possible que vos nerfs commencent à lâcher, surtout après 3 heures de bouchons…Dans ce cas, pas de panique ! Dites plutôt, « je ne peux pas te dire précisément en heures ou en minutes, mais par contre, je peux te dire qu’il reste 127 kilomètres… » Ainsi, vous ne pourrez pas vous faire reprocher d’indiquer une heure qui sera dépassée. L’indication des kilomètres est une mesure fiable et fixe…

10. Un peu de relaxation version Jacobson !

Bientôt les péages ! Mais en attendant, les embouteillages ! Un exercice de relaxation apaisera les tensions liées au temps d’attente…Pour Edmund Jacobson (1888 – 1983), médecin américain, le relâchement musculaire aboutit à la détente mentale. Pour y parvenir, il faut se concentrer sur la tension des muscles contractés lors d’un mouvement. Par exemple, relevez votre main vers l’arrière en la tendant, observez ainsi la sensation de tension pendant 1 ou 2 minutes, en notant ses différences dans le poignet, les doigts ou l’avant-bras. Mémoriser la sensation, faites une pause de 2/3 minutes et répéter l’exercice à deux ou trois reprises. Idéal pour le lâcher prise !

* Patricia Chalon psychologue, psychothérapeute et vice-présidente de l’association Enfance Majuscule

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