À l’heure où la paternité est de plus en plus tardive, une récente étude démontre que plus un homme tarderait à être père, plus ses enfants vivraient longtemps. Explications.

Menée par des scientifiques de la Northwestern University (Illinois) et publiée dans les Pnas*, cette étude** démontre que plus un homme attend avant de procréer, plus il développerait un ADN favorisant une longue vie. La raison de ce bénéfice serait liée à la longueur des télomères, ces morceaux d’ADN situés aux extrémités des chromosomes et qui les protègent des maladies liées au vieillissement cellulaire. Avec l’âge, la longueur des télomères se réduit, empêchant ainsi les cellules de continuer se diviser.  Par conséquent, une longueur plus courte des télomères impliquerait une espérance de vie plus courte, à une exception près : le sperme.

Une longévité transmise aux petits enfants

En effet, les chercheurs ont découvert que la semence masculine présentait des télomères se rallongeant avec l’âge. Comme les pères transmettent leur ADN à leurs enfants par l’intermédiaire du sperme, leur progéniture pourrait ainsi hériter de ces longs télomères, et vivre plus longtemps. Cette étude suggère également que ce bénéfice pourrait traverser les générations, et se transmettre jusqu’aux petits enfants, sans toutefois tirer de conclusions hâtives sur l’évolution de leur état de santé. Attention, de précédentes études ont démontré qu’une paternité tardive augmenterait les risques de problèmes de santé de l’enfant et notamment les risques de schizophrénie. Les spermatozoïdes perdant de leur qualité avec le temps, les dommages sur l’ADN augmentent.

Article sur l’art d’être père sur PsychoEnfants.fr

* Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America

**menée sur 1 779 philippins nés entre 1983 et 1984

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