Une enquête réalisée par FGL Sports* révèle que le sport rapprocherait les pères de leurs enfants. Selon le pédopsychiatre Patrice Huerre et la psychologue Céline Bidon-Lemesle, cette activité permettrait surtout de communiquer plus facilement. Explication.

Cette étude a révélé que de nombreux Canadiens attribuaient leur plus beau souvenir sportif, leur attachement à une équipe ou leur goût du sport à leur père. Elle a été réalisée sur 1002 canadiens, tous membres du forum Angus Reid (un des plus importants panels d’étude de marché en ligne au Canada) du 4 au 7 mai dernier.  Les participants étaient regroupés selon leur âge, sexe, région et niveau d’éducation.

 Tel père, tel fils ?

90% des interrogés indiquent que le père influence le choix de l’activité sportive de leur enfant et près de 30% des enfants soutiennent la même équipe que leur père. L’esprit sportif (37%), le travail d’équipe (29%) et la détermination sont pour eux les plus importantes leçons de vie que les enfants retiennent grâce au sport. Alors qu’en France, la fête des pères approche à grands pas, l’étude révèle que le jour où les papas sont à l’honneur, ils préfèrent passer  la journée à la maison (24%) et pratiquer leur sport ou activités préférées avec la famille (20%).

 « Le sport permet de communiquer autrement »

Selon Patrice Huerre, pédopsychiatre et auteur de Pères solos, pères singuliers (aux éditions Albin Michel), le sport permettrait d’apprendre à connaître son père. Il est un moyen plus facile d’entrer en relation, par le biais d’une médiation comme le jeu ou le dessin. Céline Bidon-Lemesle*, psychologue clinicienne, pense également que le sport permet de parler autrement puisqu’on s’exprime avec le corps. « Lorsqu’on se dépense, on produit de l’endorphine qui est une source de plaisir. Et lorsqu’on se sent bien, il est plus facile de parler » explique-t-elle.

 « Le sport complète l’éducation »

Si les papas s’investissent davantage auprès de leurs enfants, le sport permettrait également de communiquer, voire, d’accompagner l’éducation. Selon la psychologue, ce dernier jouerait un rôle dans la transmission des valeurs aux enfants : « Par ce biais, on leur apprend la contrainte à l’effort, la camaraderie ou la loyauté » développe-t-elle. Autant de normes et attitudes facilitant une vie en société harmonieuse.

« Les filles sont autant concernées que les garçons »

Notre culture a tendance à rapprocher davantage les garçons de leur père grâce au sport. Peut-être est-ce parce que les filles jouent moins dehors que les garçons, comme le suggère une autre étude publiée en mai. Sont-ils donc plus concernés que les filles ? Pour Patrice Huerre, dès qu’il y a un intérêt, un partage est possible, que l’on soit une fille ou un garçon. « Les filles sont donc autant concernées que les garçons, même si elles n’apprécient pas autant le sport » ajoute Céline Bidon-Lemesle.

* Un des plus grands magasins de sport au Canada

**Retrouvez là sur son site http://www.accueilpsy.fr/

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Image: FreeDigitalPhotos.net

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