Une étude néerlandaise constate que les enfants nés après terme, soit à 42 semaines d’aménorrhée ou plus, auraient davantage de risques d’être hyperactifs.

Tout comme les naissances avant terme peuvent comporter des risques, celles après terme en présentent également même si les recherches sur le sujet se font plus rares. Une étude hollandaise menée par une équipe du Centre médical Erasme de Rotterdam et publiée dans l’International Journal of Epidemiology s’est penchée sur le sujet. Elle avance que les bébés nés à 42 semaines d’aménorrhée ou plus présenteraient dans l’enfance un risque plus important de troubles du comportement, en particulier d’hyperactivité. L’étude a été réalisée pendant quatre ans auprès de plus de 5000 nouveaux-nés, 226 étaient prématurés et 382 nés après terme. Leurs familles ont été interrogées quand les enfants ont eu entre 18 et 36 mois.

2,5 fois plus de risques

D’après les questionnaires recueillis, les petits nés après terme avaient 2,5 fois plus de risque d’être hyperactifs par rapport à ceux nés entre 37 et 42 semaines d’aménorrhée. Dans la plupart des cas, passée la 41ème semaine d’aménorrhée l’accouchement déclenché est recommandé. En effet, le placenta aurait alors tendance à se dégrader. Une situation qui entraînerait plus de risques cardiaques, neurologiques ou d’infirmité motrice cérébrale pour le bébé.

Prudence

Les chercheurs néerlandais précisent que leur étude ne permet pas d’établir de lien de cause à effet direct entre la durée de gestation et l’hyperactivité, mais signalent qu’ils ont pris garde à exclure certains facteurs qui auraient pu biaiser les résultats comme le poids et la taille de la mère, la prise de tabac ou d’alcool, le niveau socio-économique du foyer, les complications pendant la grossesse…

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