C’est une étude sur plusieurs années et sur plus de 2000 enfants québécois qui a permis d’établir un lien entre l’exposition au contenu télévisuel violent et les troubles comportementaux de certains enfants…

Au CHU de St Justine à Montréal, Caroline Fitzpatrick et son équipe de recherche ont centré leur étude sur 1800 enfants québécois nés entre 1997 et 1998. Ils ont commencé par interroger leurs parents qui ont répondu à 73% que leurs enfants assistaient à des scènes de violence à la télévision au moins une fois par semaine. En primaire, pour ces mêmes enfants, les enseignants ont rempli des questionnaires s’intéressant à leur comportement social, leur attention, leurs notes scolaires. Ils ont également pris en compte leur situation familiale : structure, facteurs socio-économiques, victimes ou témoins d’agressions physiques particulières…

Les troubles du comportement

Une fois les résultats analysés, l’équipe québécoise a constaté un lien entre la projection de contenus télévisuels violents et de potentiels troubles du comportement chez ces jeunes enfants. Ainsi le risque de problèmes comportementaux (problèmes de concentration, agressivité…) chez les élèves de primaire augmenteraient de 3 à 4% pour ceux qui ont visionné des scènes de violence devant leur écran.

Surveiller les contenus

Le degré de violence auquel ont assisté ces enfants n’a pas été pris en compte par l’équipe de recherche, seule la fréquence a été mesurée. Si les chiffres semblent faibles, il n’en reste pas moins significatifs. Il est donc important de surveiller les programmes diffusés devant les enfants, au risque de perturber leur socialisation et leur sérénité. Dès le plus jeune âge, les enfants restent vulnérables aux images qui défilent sous leurs yeux, ce qui peut avoir d’irréversibles conséquences pour leur équilibre personnel plus tard.

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