Selon une étude des chercheurs de l’Université de Columbia à New York, il est désormais prouvé que l’exposition des femmes enceintes à la pollution engendre des risques plus importants d’obésité chez leur enfant…

Pour réaliser cette étude, l’équipe de recherche américaine s’est intéressée à 702 femmes enceintes non fumeuses âgées de 18 à 35 ans. En parallèle à des tests exercés sur des souris en laboratoire, les chercheurs ont fait porter à ces femmes des dispositifs d’analyse d’air dans un sac sur elles. Au terme de cette expérience, en comparant les mères exposées à la pollution à celles qui ne l’ont pas été, il s’avère que leurs enfants affichent jusqu’à 2,4 kg de masse graisseuse de plus à l’âge de 7 ans. Ainsi, dès 5 ans, les risques d’obésité sont multipliés par 1,79, puis par plus de 2,20 à 7 ans.

L’exposition à l’HAP

L’hydrocarbure aromatique polyclinique est la substance polluante à laquelle nous sommes exposés au quotidien. Pour plusieurs raisons, certains le sont plus que d’autres : la nourriture peu « saine », l’environnement dans lequel nous vivons, la qualité de l’air… Le contact à une concentration d’HAP intervient dans le système de transformation de lipides en énergie, que l’on appelle « lipolyse » . Si celui-ci est perturbé, le corps accumule la masse graisseuse. Ainsi si l’on savait par de précédentes études que la pollution était un facteur de dépression, de stress et d’anxiété, on apprend aujourd’hui qu’elle peut avoir des répercussions sur le bon développement corporel de l’enfant.

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