Le 19 mars dernier, des chercheurs des universités d’Oxford et Essex au Royaume-Uni ont publié leurs dernières études dans l’European Journal of Public Health… Selon eux, les bébés qui ont été nourris à la demande développeraient de plus grandes capacités intellectuelles…

Le Dr Maria Iacovou et son équipe ont basé leurs recherches sur un panel de 10 419 enfants britanniques qu’ils ont suivi à l’âge de 5, 7, 11 et 14 ans. Tous nés dans les années 90, ils ont été répartis en fonction de leurs habitudes alimentaires lorsqu’ils étaient nourrissons : qu’ils soient nourris au biberon ou qu’ils soient allaités, alimentés à heure fixe ou à la demande. Les enfants ont été soumis à des tests de SAT (évaluation scolaire anglo-saxonne), à différentes étapes de leur scolarité. Les chercheurs se sont alors aperçus que les enfants qui avaient été nourris quand ils le voulaient se démarquaient des autres par de meilleurs résultats, et un QI plus élevé. On parle de quatre à cinq points de plus que les autres enfants dès l’âge de 8 ans. L’étendue du panel ainsi que la solidité des tests SAT reconnus outre-atlantique ont permis d’obtenir une étude et des résultats fiables.

Une confiance renforcée

L’équipe de recherche britannique a donc mis en évidence un lien entre l’alimentation infantile et les compétences cérébrales. Lorsque l’enfant réclame à manger à sa mère, répondre rapidement à ses besoins permet de le conforter émotionnellement, et d’installer une relation de confiance. Ainsi, l’épanouissement du nourrisson conduit à une favorisation de son développement intellectuel. Mais s’il est prouvé que l’enfant obtient un QI plus élevé, il ne faut bien sûr pas compter seulement sur son alimentation pour assurer son avenir scolaire. En pratique, l’enfant gagnera quelques places dans le classement scolaire par exemple, mais n’excellera pas parce qu’il a été nourri à la demande.

Un bémol à noter

Pour prendre en compte tous les facteurs de l’étude, l’équipe s’est aussi intéressée aux répercussions sur les mamans. Nourrir son enfant quand il le réclame n’est pas sans conséquences. Le rythme peut être soutenu, et donc très fatigant, que l’on allaite ou que l’on donne le biberon. Le bien-être quotidien des mamans ne sera pas épargné. À chacune de trouver son équilibre entre repas à heure fixe et à la demande.

Retrouvez cet article sur notre site, ici

Publicités