Selon une étude américaine, vivre avec un animal de compagnie pendant la grossesse réduirait les risques d’allergies et d’asthme chez l’enfant.

À l’heure où de plus en plus de personnes souffrent d’allergies et d’asthme, les chercheurs tentent de comprendre l’origine et les facteurs de ces réactions excessives ou anormales du système immunitaire. Différentes études suggéraient déjà que le contact d’une femme enceinte avec des animaux de ferme prévenait des risques d’allergies chez l’enfant. Publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology, cette nouvelle étude affirme que ce contact prénatal réduit sensiblement les risques pour l’enfant de souffrir d’allergies ou d’asthme.

Influence de micro bactéries

Pour arriver à un tel résultat, les chercheurs de l’hôpital de Détroit ont suivi le taux d’anticorps IgE, des molécules associées au développement d’allergies et d’asthme, de 1063 enfants de 0 à 2 ans. Ils ont complété ces résultats sanguins avec un questionnaire précis sur le déroulement de la grossesse, et un éventuel contact avec les animaux. Les mères qui déclarent avoir été exposées aux animaux pendant la grossesse avaient moins de risque d’accoucher d’un enfant souffrant d’allergies ou d’asthme. Les résultats montrent qu’en moyenne le risque pour ces enfants était en moyenne 28% moins élevé de développer ces réactions que pour ceux n’ayant pas été exposés. Le taux est même encore inférieur chez les bébés nés par voix naturelle. Selon le Dr Christine Cole Johnson, principal auteur de l’étude, « une exposition diverse et large à une grande variété de micro bactéries à la maison et durant le processus de naissance influence le développement du système immunitaire de l’enfant ». Aussi les bébés nés par voix basse seraient-ils exposés à des bactéries variées dès leur naissance, contrairement à ceux nés dans une pièce stérile par césarienne.

Retrouvez cet article sur notre site, ici.

Publicités