Une récente étude américaine, publiée dans Psychological Science, suggère que la notion de justice ne serait pas simplement le fruit de l’éducation ou de la culture. En fait, elle serait présente dès le plus jeune âge et relèverait ainsi plus de l’innée. 

Les bébés auraient un sens inné de la justice, si l’on en croit une récente étude publiée dans Psychological Science et menée par des chercheurs des universités de l’Illinois et de Pennsylvannie. L’expérience s’est basée sur des enfants de 19 à 21 mois à qui l’on a montré des séquences animées. Dans la première, deux poupées en forme de girafe dansent lorsqu’une tierce personne leur annonce qu’elle a des jouets. Les girafes s’avancent alors et, dans un cas, chacune des poupées reçoit un jouet. Dans l’autre cas, une seule poupée girafe reçoit les deux jouets. Les bébés sont majoritairement restés plus longtemps à regarder cette dernière séquence, prouvant ainsi aux chercheurs que quelque chose leur semblait anormal. Ceux-ci estiment en effet qu’un enfant détourne vite son regard lorsque rien ne lui paraît suspect.

L’injustice scrutée 

Dans la seconde expérimentation, deux femmes avaient des jouets devant elles et un bac. Quand on leur a demandé de les ranger, une seule des deux a obéi tandis que l’autre a continué à jouer. Pourtant les deux femmes ont été récompensées. Dans le second cas, les deux femmes ont participé au rangement et ont été récompensées. Là encore, les jeunes participants de cette étude ont regardé plus longuement la première mise en scène qui présentait une injustice.

Les chercheurs en ont conclu que le sens moral et de la justice étaient innés. Ceux-ci se développeraient ensuite au gré de l’éducation et de la culture. Par ailleurs, les auteurs de l’étude pensent que cela pourrait également expliquer que des situations très désagréables vécues pendant la petite enfance puissent avoir des répercussions même bien après.

Retrouvez tous nos articles sur notre site internet, ici.

Publicités