Une nouvelle étude britannique vient de démontrer que les bébés mangeant avec les doigts, au moment de leur diversification alimentaire, s’alimenteraient par la suite plus sainement que les enfants sevrés à la cuillère.

Le 6 février 2012, l’Université de Nottingham a publié, dans le British Medical Journal, les résultats d’une étude sur la diversification alimentaire des bébés, qui a été menée entre 2006 et 2009. Cette enquête démontre que les enfants qui mangent avec les doigts se nourriraient plus sainement en grandissant, que ceux dont le sevrage se fait à la petite cuillère. « Notre étude suggère que la méthode « baby led weaning » (sevrage avec les doigts) a un impact positif sur les préférences des enfants pour des aliments qui sont à la base d’une nourriture saine, tels que les glucides », expliquent les scientifiques à l’origine de l’expérience.

Une meilleure appréciation de l’aliment

Cette enquête réalisée sur 155 enfants, âgés de 20 mois à 6 ans et demi, s’est basée sur un questionnaire rempli par les parents. Afin d’évaluer les différences, les bébés ont été divisés en deux groupes : 92 d’entre eux ont appris à manger avec les doigts des aliments solides à texture fondante, tandis que les 63 restant ont été nourris avec de la purée donnée à la petite cuillère. Les résultats démontrent alors que les enfants ayant découvert les aliments avec les doigts préféreraient les glucides comme le pain ou les pâtes. La raison ? Le contact de la nourriture dans leur main leur permettrait d’en avoir une meilleure appréciation globale. A contrario, les enfants nourris à la cuillère pencheraient beaucoup plus pour de la nourriture sucrée, bien qu’on leur ait plus souvent offert des fruits, des légumes, des glucides et des protides.

Un surpoids notable

De plus, les enfants sevrés à la cuillère seraient plus nombreux à être en surpoids, voire obèses, à hauteur de 8 sur 63, contre 1 sur 92 pour les enfants mangeant avec les doigts. Une différence que les chercheurs n’ont pu expliquer ni par des facteurs socio-économiques, ni par le poids des parents ou celui du bébé à la naissance. Selon les scientifiques, les résultats de cette étude permettront désormais une nouvelle appréhension de l’obésité infantile.

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Article sur l’obésité sur PsychoEnfants.fr 

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