Une étude réalisée par Ipsos pour l’Apeas* révèle que les enfants n’ont pas peur du jeu du foulard ou de la tomate. Pire, un jeune sur dix avoue avoir déjà tenté de pratiquer l’un de ces jeux dangereux.

Lorsque l’on parle de jeu du foulard et autres jeux dangereux des enfants, c’est généralement pour évoquer un drame qui vient de se produire. Or, pour la première fois, une étude fait le point auprès des enfants pour savoir s’ils connaissent ces pratiques et ce qu’ils en pensent. C’est l’institut de sondage Ipsos qui a mené cette enquête auprès de 1012 jeunes âgés de 6 à 15 ans pour l’*Association de parents d’enfants accidentés par strangulation (Apeas). Cette étude a été financée par le ministère de la santé. Et les chiffres ont de quoi effrayer, puisqu’on y apprend qu’un enfant sur dix a déjà testé l’un de ces jeux.

Une méconnaissance des risques

Le jeu du foulard, de la tomate, de la serviette, du rêve indien, du rêve bleu consistent à bloquer sa respiration, parfois en s’étranglant, et peuvent se terminent par une perte de connaissance. Parfois, le jeu dérape et l’on estime que 16 à 17 jeunes en meurent chaque année. Les enfants n’ont pourtant pas l’impression de se mettre en danger. 51% ne pensent pas qu’ils peuvent en mourir, 63% qu’ils peuvent affecter le fonctionnement de leur cerveau, et 75% qu’ils peuvent restés handicapés.

Des débuts précoces

C’est en général au CE2 que les enfants commencent à y jouer. Un quart des jeunes déclare qu’il a déjà vu un ami s’y adonner, généralement dans la cour de récréation. La moitié des enfants y a joué pour faire comme ses copains et parce que c’est tendance, 32% parce qu’ils ont trouvé ça rigolo et enfin 16% pour ressentir cette sensation de vertige. Les cas les plus dangereux concernent les enfants qui y jouent seuls, car personne n’est présent à leurs côtés pour les réanimer.

Plus d’informations sur : www.jeudufoulard.com

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