Alexandra Viragh et Mirella Voulzy viennent de publier Espaces d’harmonie pour les enfants : l’univers de la psycho-décoration (Dangles). Dans cet ouvrage, les auteurs apportent des conseils pratiques et richement illustrés pour aménager la chambre de son enfant (de la naissance à l’adolescence) de manière cohérente tout en assurant un sentiment de bien-être. Pour cela, elles se sont appuyées sur la psycho-décoration, une méthode développée par Alexandra Viragh, et qui s’inspire entre autres du Feng Shui, du Vastu Shastra, mais aussi des psychothérapies systémiques, transgénérationnelles, de la psychogénéalogie… Entretien.

PsychoEnfants : En quoi consiste la psycho-décoration ?

Alexandra Viragh : C’est l’art de donner du sens à la décoration, de conjuguer de façon consciente l’effet psychologique que jouent sur nous les matériaux, les couleurs… La psycho-décoration s’inspire de sciences orientales comme le Feng Shui et le Vastu Shastra mais ne garde que les éléments que l’on peut expliquer et justifier.

PsychoEnfants : Dans votre livre, vous donnez des conseils pour créer une chambre adaptée à son enfant. Quels sont les principes à respecter ?

Alexandra Viragh : L’enfant est un être en évolution constante. Mirella Voulzy et moi-même conseillons donc aux parents d’adopter une décoration modulable en évitant les chambres à thèmes ou qui suivent un effet de mode car elles figent l’espace. Il y a deux aspects importants dans la chambre d’un enfant, c’est le lit pour le sommeil et le bureau pour étudier. On fait parfois des économies de place en mettant le bureau face au mur. Mais cela revient à faire de l’étude une contrainte. Les sens du visage (les yeux, la bouche, le nez) sont vers l’avant. Là c’est un repli sur soi. Le mur empêche de se disperser mais il freine également la créativité. Le bureau devrait être placé de telle sorte que l’enfant voit l’ensemble de sa chambre.

Pour l’emplacement du lit, on s’inspire de la manière dont est fait le corps. La tête est protégée par l’enveloppe crânienne. Le lit doit donc être placé contre un mur et doit également comporter une tête de lit protectrice et enveloppante. Il ne doit pas être situé sous le velux qui possède trop d’énergies passantes.

Pour la chambre d’un bébé, les parents compensent souvent un manque. S’ils ont eu une chambre austère étant jeunes, ils peuvent opter pour des couleurs vives. Mais l’enfant n’a pas besoin de toutes ces couleurs. Le bébé vient d’un cocon protecteur obscur où le choc est amorti. Je recommande des teintes abricot, rosé qui rappelle l’environnement fœtal et apportent calme et sérénité.

PsychoEnfants : Faut-il laisser l’enfant choisir ce qui lui plaît ?

Alexandra Viragh : Cela dépend de son âge. Tout enfant va mettre des choses qu’il aime dans sa chambre : des posters, des dessins, des photos. L’idée est de donner du sens à ces représentations. Si des frères et soeurs se disputent souvent, on peut mettre une photo d’eux où ils sont complices en face de la porte de la chambre. C’est « l’espace soleil », ce qu’on voit en premier quand on entre. L’enfant voit ainsi directement les éléments valorisants et cela lui donne confiance en lui. Tout ce qui peut montrer sa réussite personnelle, lui donner confiance peut y être affiché. S’il avait peur de monter à cheval et qu’un jour il a dépassé cette frayeur, on place la photo de lui heureux sur un cheval à cet endroit. Si un ado veut une chambre rouge et noire, on pourra lui demander pourquoi il opte pour ces couleurs fortes. Les ados ont souvent besoin de se confronter à des extrêmes. Il faut sonder d’où vient ce goût pour ces couleurs, ce qu’il tente d exprimer à travers ce choix. L’important c’est de s’interroger sur les besoins des enfants.

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À lire : Espaces d’harmonie pour les enfants : l’univers de la psycho-décoration, Alexandra Viragh et Mirella Voulzy, Dangles.

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