Selon une récente étude américaine, les femmes qui ont donné naissance à quatre enfants ou plus seraient moins exposées aux risques cardio-vasculaires que celles qui n’ont jamais été enceintes. Si les causes de ce constat restent encore floues, les chercheurs avancent tout de même quelques premières explications.

L’étude, menée sur près de 1300 femmes en Californie, s’est intéressée aux risques cardiovasculaires chez les femmes ménopausées. Les observations des chercheurs ont permis de mettre en évidence que les femmes étudiées, qui étaient mères de quatre enfants ou plus, avaient 35% de risques en moins de mourir d’un problème cardio-vasculaire par rapport à celles qui n’ont jamais eu d’enfants. Le risque serait même réduit de moitié pour les attaques cardiaques.

Merci les hormones !

Les chercheurs responsables de l’étude n’ont pas encore mis en lumière le mécanisme qui permettait de diminuer les risques chez les mères de famille nombreuse. En revanche, selon eux, la sécrétion élevée et prolongée de certaines hormones comme les oestrogènes pendant la grossesse aurait des effets bénéfiques sur le système cardio-vasculaire. Autre facteur qui pourrait expliquer en partie ces résultats, c’est l’aide supplémentaire dont bénéficient les femmes qui ont une grande famille présente pour leur prêter main-forte. Mais d’autres spécialistes pointent du doigt dans certains médias américains le fait que l’étude ne précise pas si les femmes qui n’ont pas eu d’enfant étaient stériles ou non. Cette notion aurait un impact sur les résultats : être infertile pourrait augmenter le risque de problèmes cardiovasculaires.

Adopter un mode de vie sain

Les maladies cardiovasculaires sont l’une des premières causes de mortalité en France, derrière les cancers. La consommation de tabac, l’hypertension mais aussi un taux élevé de cholestérol et la sédentarité sont des facteurs à ne pas négliger et que nous pouvons contrôler. La meilleure prévention est donc d’adopter une alimentation saine, de ne pas fumer et de faire de l’exercice régulièrement.

Pour apprendre à réduire votre consommation de cholestérol, c’est ici.

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