« Un enfant sur 10 naît prématuré dans le monde. » Pourtant, de nombreux parents d’enfants nés avant 37 semaines d’aménorrhée*, se sentent encore démunis et seuls face à la prématurité. Un nouveau site Internet, principalement pensé pour les parents, vient de voir le jour pour leur fournir explications et réponses.

Afin d’accompagner au mieux les parents d’enfants prématurés mais aussi les futurs parents, le site Internet www.bebeprema.fr répond aux questions que l’on peut se poser à chaque étape du parcours du bébé né prématurément, depuis la grossesse jusqu’au développement de l’enfant en passant par l’accouchement, l’hospitalisation, le retour à la maison de la maman, puis du bébé. Clair et riche en informations, ce site vous permet aussi de consulter un annuaire des maternités classées par type. Pour aider les parents en quête de soutien ou désireux de rencontrer d’autres personnes vivant la même expérience, un lien renvoie vers l’association SOS Préma**.

Des Français mal informés ?
Selon l’enquête*** menée par Abbott, le groupe fondateur du site Internet, avec Opinion Way, une personne interrogée sur deux considère ne pas être suffisamment informée sur la question de la prématurité. En effet, si deux tiers des sondés savent définir la prématurité comme étant une naissance précoce, ses causes restent mal connues. La grossesse à risque et les grossesses multiples sont évoquées par la majorité des interviewés mais d’autres critères, comme l’âge de la mère ou les conditions de vie sont davantage oubliés. En fait, dans de nombreux cas, la prématurité n’a pas de cause identifiée : une réalité qu’un grand nombre de Français ignore encore. Il en va de même à propos des conséquences de la prématurité : la fragilité respiratoire et la plus grande sensibilité aux infections sont plus souvent citées que les éventuels problèmes cardiaques ou les implications neurologiques.

La prise en charge
Toutes les maternités ne sont pas équipées pour prodiguer les bons soins à un enfant né prématurément. Pourtant, c’est ce que pense près d’un tiers des sondés. Par contre, 90% des personnes interrogées estiment qu’il est probable que la mère et l’enfant soient séparés après l’accouchement. L’enquête révèle également que la moitié des sondés qui ont déjà été confrontés, directement ou non, à la prématurité, ont confiance en la prise en charge médicale.

* Semaines comptées à partir du premier jour des dernières règles
** http://www.sosprema.com/
*** Enquête menée auprès de 1022 personnes, entre le 16 et le 28 septembre 2011.

 

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