Etre parent en 2011, une tâche difficile ? C’est l’avis de plus d’un Français sur deux, selon une étude TNS Sofres commandée par le secrétariat d’Etat à la Famille. Le sondage pointe les angoisses que les parents éprouvent pour leur enfant, et revient sur leurs attentes et leurs besoins en matière d’éducation.

Etre parent est un rôle estimé difficile par 56% des Français. C’est ce que révèle une étude TNS Sofres commandée par la secrétaire d’Etat à la Famille, Claude Greff, et menée début novembre sur 800 pères et mères d’enfants de 0 à 18 ans. Ce chiffre est plus élevé chez les classes les plus modestes (64%), les femmes (66%) et les parents isolés (72%). Le sentiment de difficulté croît au fur à mesure que l’âge de l’enfant avance : il concerne 50% des parents de bébés de 0 à 3 ans pour atteindre 61% de ceux qui ont un ado de 16 à 18 ans.

Violence, drogues et jeux dangereux

Parmi les problèmes qui « inquiètent beaucoup » les pères et mères, les actes de violence subies comme le racket ou les agressions sont la préoccupation principale (61% des interrogés). Suivent la consommation de drogues (59%) et la pratique de jeux dangereux comme le jeu du foulard (57%). L’exposition aux dangers liés à Internet, la consommation d’alcool et de tabac, et les problèmes liés à la sexualité figurent aussi parmi les tracas fréquents des parents. De nouveau, ce sont les catégories les plus modestes, les moins diplômées, et les femmes qui ressentent le plus d’inquiétudes.

Bien renseignés, pas assez aidés

Deux Français sur trois estiment qu’il est normal de faire appel à une aide extérieure lorsqu’on éprouve les difficultés évoquées. Parmi ces « renforts », ce sont les membres du corps médical et les psychologues qui sont perçus comme les plus légitimes (70% à eux deux), loin devant les associations (17%). Sept parents sur dix estiment avoir plutôt assez d’informations pour surmonter ces difficultés. C’est néanmoins la même proportion de pères et mères qui jugent insuffisante l’aide des pouvoirs publics déployée pour y faire face. Enfin, un parent sur deux déclare manquer d’aide pour surmonter les soucis quotidiens qu’il se fait pour son enfant ou ado.

C’est en s’appuyant sur ces chiffres que Claude Greff a présenté la semaine dernière le premier « plan de soutien à la parentalité », dans lequel une douzaine de mesures sont prévues pour apporter conseil et soutien aux ménages.

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