Paris accueillait récemment le colloque sur l’obésité infantile. L’accent était mis sur la prévention. L’alimentation des futurs parents aurait en effet un impact sur le développement du fœtus.

Ce que l’on mange, même avant la grossesse, peut engendrer un surpoids chez le futur bébé. C’est l’une des mises en garde faite par les spécialistes invités récemment à Paris lors du Colloque sur l’obésité infantile organisé par le CNAO (Centre national des associations d’obèses). En effet, avec 16% des enfants en surpoids ou obèses dans le monde, le surpoids est un problème de santé publique.

Un risque précoce

Le risque de développer ce surpoids serait présent dès la grossesse, voire avant la conception du bébé. Le déséquilibre alimentaire des futurs parents influerait sur la future croissance fœtale. Des études ont ainsi démontré qu’une mauvaise alimentation de la future mère altérerait la qualité de ses ovocytes. Un constat qui s’appliquerait également aux spermatozoïdes. Ainsi, les hommes avec un Indice de Masse Corporelle (IMC) trop élevé produiraient moins de spermatozoïdes et seraient moins féconds. Il y aurait également des répercussions sur la vitesse de développement de l‘embryon au cours de la première semaine.

Bien manger, bien bouger

Les spécialistes présents lors du colloque invitent les couples à surveiller la qualité et la diversité de leur alimentation jusqu’à trois mois avant la conception car c’est la durée nécessaire à la maturation des gamètes. Si l’obésité est constatée une fois que l’enfant est né, les spécialistes recommandent de conserver une bonne hygiène alimentaire pour l’enfant et de bouger au maximum avec lui.

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