Une nouvelle étude menée par ABC+ pour le compte de la marque Corolle met en avant les goûts des mères et de leurs fillettes en matière de mode enfantine. Lire la suite

« Quel regard les petites filles et leurs mamans portent-elles sur la mode enfantine ? » C’est la question que s’est posée la marque de poupée Corolle. Elle vient de rendre publique une étude menée par ABC+ pour elle et qui s’est déroulée à Paris et Tours où un magasin de vêtements et accessoires a été simulé afin de mieux appréhender les réactions des mères et de leurs filles.

Projection

Il apparaît que les mères, qui ont participé à cette expérience, ont tendance à percevoir leur enfant comme le reflet d’elles-mêmes. L’étude révèle ainsi qu’elles ont tendance à leur faire porter des habits qu’elles aimeraient mettre. Certaines participantes confient même « je me fais plaisir en lui achetant des fringues, moi je fais passer les enfants avant moi ». « Il semble que ces petites filles soient parfois la « chose » de leurs mamans qui projettent sur elles leurs désirs, leurs regrets », note Virginie Dumont, psychologue amenée à commenter cette étude.

Des goûts affirmés

Si le shopping est un moment de plaisir partagé et de complicité entre les mères et leurs filles, il est aussi l’occasion pour les fillettes d’affirmer leurs préférences. Les mères trouvent d’ailleurs que leur progéniture a souvent un goût affirmé et sait marier les couleurs. Elles avouent aussi que les priver d’une mode qu’elles aiment pourrait les exclure de leur groupe d’amies. Les fillettes aiment ainsi ce qui brille, les vêtements arborant des motifs animaliers ou de licence, les jupes, le rose, les accessoires (bijoux, lunettes de soleil…) et les chaussures à talons. Les mères, elles, sont plus réticentes face aux habits moulants et trop voyants.

Une identité en construction

Virginie Dumont explique ces goûts très féminins par le fait qu’à « l’âge où les petites filles construisent leur identité sexuelle, elles n’ont pas encore conscience que le sexe est une constante biologique qui ne change pas (…) et font toujours attention à toujours bien « avoir l’air d’une fille » ». La psychologue met tout de même en garde contre l’habillement « à la limite du sexy » de certaines de ces enfants : « Il est urgent de ne pas confondre enfance et adolescence, notamment dans les codes de séduction des adultes qui ne peuvent en aucun cas être transférées sur les enfants », conclut-elle.

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