Depuis le 6 juillet, sur le modèle américain, de nouvelles directives européennes imposent un étiquetage très précis pour tous les produits agro-alimentaires. La valeur énergétique totale ainsi que les quantités de graisses, de graisses saturées, de sucres, de protéines et de sel doivent être clairement visibles sur l’emballage alimentaire. Pourtant, une étude américaine a prouvé qu’il ne fallait pas se fier aveuglément à tout ce qui est écrit. Lire la suite

Outre-Atlantique, un plan national de lutte contre l’obésité a été mis en place depuis quelques années (1 habitant sur 3 est obèse). Pour respecter ce plan, les restaurants, les fast-foods et les magasins affichent la quantité énergétique totale des plats qu’ils proposent. Des chercheurs de l’université Tufts de Boston ont voulu mener une étude pour prouver qu’il ne fallait pas avoir une totale confiance en ces chiffres. Le résultat est sans appel.

Vigilance de rigueur

Plus de quarante endroits (magasins, restaurants, fast-foods) ont été passés au crible aux Etats-Unis par les scientifiques. Ils ont mesuré le niveau calorique d’un maximum de produits : les pizzas, les sandwichs, en passant par les soupes ou encore les aliments dits « light ». Ils en ont conclu qu’en moyenne, le nombre de calories mentionné était assez précis puisqu’il ne s’écarte que de 10 calories de la valeur réelle. Cependant, pour plus de 20% des aliments, la valeur énergétique est nettement sous-estimée, d’au moins 100 calories, jusqu’à 1000, par portion. Un chiffre énorme surtout que les produits censés être « basses calories » sont les plus concernés.

La France sous contrôle

En France, pour éviter ce problème récurrent et pour respecter les nouvelles directives européennes, c’est le Service commun des laboratoires qui est chargé de contrôler l’étiquetage nutritionnel. Et comme aux Etats-Unis, les aliments les plus surveillés et sur lesquels il y a le plus d’écarts de calories sont les substituts de repas, les encas hypocaloriques, les produits hyperprotéinés et l’alimentation infantile. Les consommateurs sont appelés à toujours consulter la valeur énergétique d’un aliment par portion, et non sa valeur énergétique totale (un produit n’étant que très rarement consommé par une seule et même personne dans son intégralité). Les nouvelles règles doivent s’appliquer dans les trois années à venir. Un laps de temps assez long pour se rendre compte si ce nouveau système aura une réelle efficacité sur les habitudes nutritionnelles des consommateurs.

Découvrez aussi :

– Une alimentation sûre

– Quels sont les aliments à surveiller ?

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